Gagner sa vie ça coûte cher

Un chef d'entreprise looser aux prises avec des salariés qui ne le sont pas moins

13 février 2007

LA LETTRE V

V comme Vacances............ profitez en pour fouiller dans la pléthore de textes plus enjoués les uns que les autres ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Posté par emile davis à 09:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2007

PREALABLE a la lettre P comme .........

Métaphore

Du grec μεταφορά, metaphorá, au sens propre, transport, c'est-à-dire une transposition de sens. Le procédé de langage dit métaphore relève de la linguistique et de la rhétorique. Une métaphore est une figure de sens (trope, ou métasémème) dans lequel un mot qui a habituellement un sens A est utilisé avec un sens B. Cette substitution se fait sur la base de propriétés communes aux deux termes (autrement dit, la métaphore suppose toujours une comparaison implicite). Mais l'intérêt de la métaphore est d'attribuer au sens B les nuances qui appartiennent au terme A.

Posté par emile davis à 22:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LA LETTRE P

110_F_2006166_PP0B42UNHwgg4oKLMNOuQwJLMsFGmn

Saint Claude ou l’art de la pipe à l’usage des turgescents

Poursuivant mon supermarché linguistique de la métaphore à l’usage des rustres et des élégants, et suite au tollé qu’a susciter mon texte quelque peu misogyne sur une réalité confondante mais néanmoins en prise avec un vécu douloureux sous les aisselles, je me devais de rectifier le tir et donc d’ajouter à cette œuvre fébrile, débutante, titubante, délirante et titanesque, la description malicieuse de la façon dont depuis des siècles et des siècles(amen), certains mots qui a priori n’ont qu’un lointain rapport avec l’usage qu’il en est fait sont usités.

Je me devais donc de rajouter une promenade à travers notre joli pays et de décrire ces bourgs et villages qui ont donné à la langue française ses plus belles métaphores.

L’atlas métaphorique, voilà un propos projet bien ambitieux pour un dilettante à foison mais à constance épisodique et sujette à diversion gracieuse et libidineuse voir enjouée plus que de raison que puisse le permettre une audace sans limites infinies dédiées au néant d’une pensée dominicale qui parre le dimanche de ses plus beaux atours.

Je décidais de commencer au gré de mon périple hivernal par SAINT CLAUDE, gros bourre jurassien qui prête de bonne grâce une partie éminente et peu corticalisée de sa population à la taille stakanovienne de bout de bois d’altitude.

Il m’est apparu d’autre part et de la même manière telle une vision enluminée de verres sous éclairages inconstants que le mot pipe sans le mot tailler n’avait plus aucun sens et perdait de sa superbe ! ! ! en effet ceux sont les deux mots collés l’un à l’autre (mais pas trop) qui donne, que dis je, qui transcende et avec vigueur mesdames, le sens à cette métaphore, que tout bon jurassien a du entendre dés l’entrée en sixième.

Mais revenons à nos moutons.

Tailler une pipe dans les alpages est un art que certaines habitantes lacustres doivent connaître et apprendre depuis leur plus jeune âge.

Il faut d’abord choisir le morceau de bois qui va donner ce plaisir enfumé à la bouche de rustres élégants.

Choisir un morceau de bois bien droit sans trop de nœuds, une bonne tailleuse de pipe s’appelle à Saint Claude une péniche (5 nœuds à l’heure).

En effet, ce métier élaboré ne supporte queue mâle les cadences effrénées, et par temps d’hiver les gerçures guettent les tailleuses qui travaillent souvent dans des ateliers peu chauffés.

Le bout de bois choisi au hasard d’une cueillette arboricole et non dénuée de quiproquos propre à la tache susnommée, il faut en tirer la quintessence qui permettra au rustre et à l’élégant d’éructer dans un râle libérateur, (ah je l’ai bien bourré celle là !!!!!!!!!!!!!!)

Il faut donc des doigts experts pour voir venir ce moment de félicité à tenir, la fumée de l’âtre être est à ce prix et la rudeur des alpages jurassiens voir haut savoisiens ne changera rien à cet élan qui pousse à la taille dés le plus jeune âge.

On dit d’une pipe qu’elle doit être culottée, et que dit-on de celle qui confectionne ce tourment éternel ?

Mais revenons à nos moutons métaphoriques et néologismes précieux qui parent le propos et le verbe infini de mes pensées perdues entre le désir d’un écrit salvateur et le secret de faire l’érudit de la métaphore( j’adore ce mot),je disais donc que revenir à nos moutons est là aussi un terme ambigu et Tarn et garonnais mais on est loin des alpages adorés par la horde de goretex isarisés qui dévalent les pentes abruptes des contreforts ou paissent au printemps nos fameux moutons dont au sujet duquel je vais revenir.

La saison bat son plein et moi mon mea culpa.

Demain ou dans quelques jours un nouveau mot à usage métaphorique prononcée.

A vos plumes pour proposer des mots à usage et don d’ubiquité.

Mon dictionnaire des métaphores à l’usage des rustres et des élégants est à ce prix.

Posté par emile davis à 22:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ASTIQUER LE LEVIER(ou comment nettoyer sa voiture)

L'amour en voi  ture(lute !!!  de classe), ça vous tente(à t'yves) ?

O(pelle) Belgi que(eue) a eu la malle lisse et la curiosi té(dingue de toi) de réaliser un (e) coloscopie sondage via(ferrata) son site internet sur les comporte  ments (à l'eau)disons " amoureux "(sexueux, libidineux, graveleux, ) des automobi listes(rouges) du Plat Pays( de la fritre à bord).

En tout(tout), ce sont six cent inter  nautes(ation) qui ont partici  pé(de loup) à l'enquête. Et les résul  tats(de quoi faire) sont riches d'enseigne  ment(songe).
Première(seconde, troisième) information, les voi  tures(lute) spacieuses sont les plus (mé)prisées pour les é  bats(nylon) amoureux, breaks en tête(de nœud) ! 69% des automobi  listes( de schindler) belges a  vouent(à moi) avoir des " i  dées (sont jetés)" une fois !!!!!!!!!!!! derrière le vo  lant(demain) et 21% des personnes inter  rogées(hanin) a  vouent (et moi)avoir déjà eu des relations sexu  elles(et moi) tout en condui  sant.(veut encore)

Pour  tant(ent), 41% d'entre eux ad mettent(la main à la pâte) que la voi  ture(lute) n'est pas tou jours(et nuit) le gendre lieu idéal pour ce (sale)type d'activi  té(au chaud) et que cer tains(voilà du boudin) obsta cles(de 12) peuvent les gê  ner(qui coule), le vier(trop facile) de vit esse(raisonnable), klax  on(s’ennuie) et cein ture(lute) de sécurité en tête(à queue)…

Parmi les en droits(à tout) les plus pri sés(pas choisi) par les per  sonnes(à la porte) sondées(qui l’ont dans le c….), les parkings lon geant(veux encore !!) les autoroutes arrivent en tête à 40%, suivis des chemins de campagne (38%) et des bois (35%). Mais attention aux endroits re  culés(!!!!!!), car 53% des automobilistes inter  rogés(pierre) expliquent avoir déjà été démangés dérangés en pleine orgasme affaire, 11% ont été rappelés à l'ordre par la peau lice et 7% ont dû se retirer s'arrêter, sur pris(cilla) par des curieux.

Reste maintenant à pro  longer(le canal!!!!) ce test et à connaître les relations voiture/amour des automobilistes français. Prêts pour le test (vih)?

Posté par emile davis à 11:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2007

CA RIME A QUOI ?

Pourtant je me démène

Assouvir ses ennuis

Ses envies dans les miennes

Pourquoi elle pourquoi lui

La vie est infidèle

Elle se trompe d’ennui

Pour qui donc se prend-elle

Du haut de ses envies

Ou est-il ce bonheur

Qui nous fuit à grands cris

Les bruits et ces senteurs

Qui nous mènent toute une vie

De ces thèmes imposés

Des je t’aime glacés

Des cadences effrénées

De cette vie pressée

Ces moments que l’on vit

Ces désirs qui nous guettent

Cette vie que l’on fuit

Ces plaisirs qu’on regrette

Ainsi vont nos ennuis

Au gré de toutes ces fêtes

Qu’on dédie à la vie

Qui au fond nous embête

Posté par emile davis à 14:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 février 2007

DIVERSION ET PAS UNE DE BONNE

il est de ces soirées(oport) ou le re mord(ou vif) vous é treint(de nuit) d'avoir com mis(de pain) un texte à ja mais(succulent) vexatoire envers une gente(alu) féminine dont l'humeur et l'humour vacille à la moindre référence (on)pilatoire, pileuse et dermatologique.

Je déci dais(à coudre) de passer(composé) sur un mode plus alétoire, l'improvisation sur un pro pos( de vin) vain et ultime à la fois.( re à un euro)

Je visite ces temps ci (dessus) à la recherche d'une perle quelques huitres entrou vertes(de peur) qui révèlent aux chalands des mer veilles(de nuit) secrètes.

Au hasard incer tain( blême) d'une navigation à vue s'a joute(oratoire) l'inconfort(table) d'une vue fatiguée.

Il semble rait( du milieu) donc que la sphère bloggeuse soit enva hi(stérique) par la gente féminine, l'écrit(de joie) allANT comme un gland(de soie) à ces désireuses de communications et de part ages(avancés).

Il semblerait que la recette de cuisine soit un fondement de la culture féminine bloggeuse.

La fréné sie(zi) à dévoi ler(dés sont jetés) la moindre recette de ha chis(rac) parmentier amène( ta soeur) à la création quotidienne de milliers de blogs culinaires et recettatoire.

Qui n'a pas croisé au hasard de ces promenades, ces sites en joués( du piano debout) ou la photo( ou tard) numérique sévit(bien remplis) avec flash et gros plan( foireux).

Rares sont les sites(com) ou la recette de cuisine ne sert pas de colonne vertébrale, la pudeur d'une libido( ré, mi etc) maitrisée se cache(misère) sous des tonnes de farine et de pâte à beignets(tout nu).

L'os so( d'eau) buc co(lique) de la blog attitude en somme et en picar die(sette) aussi, les lasagnes du net, la quiche du pc, le gratin virtuel, et le roti à la sauce web.

Comme disait Bill Gates à la porte de son garage :Il n'y a pas de mail à se faire du lien.

Le blog est à la femme ce que le stade (anal)est à l'homme, elle se retrouve entre co pines( de cheval) et papotent via des commen taires( de feu)  sur des su jets(de pierre) peu en rap port(de pêche) avec le texte dont elle ne savent en définitive que guère( epais).

On pourrait faire( à friser) des heures sur la diversicali té( brulant, dansant) des humeurs bloggeuses, mais bon do do(ré à l'or fin), demain il faut que je me lève tôt, j'ai oublié de sortir la poubelle ce soir et si je rate le passage, mon balcon va ressem bler(transgénique ta mère) à une déchette rie( de bon coeur) le lende main(sale) de noel.

Bon je sais, il faut(to) suivre mais le délice est à ce prix( de court)

Posté par emile davis à 00:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2007

PALPE ROULE ET JEU DE MOTS ( ? ?)

Une peau désséchée est aride, cerveau pas grand chose( ça fume du coté droit sous la couette)

Posté par emile davis à 23:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

METAPHORE ALIMENTAIRE A L'USAGE DES RUSTRES ET DES ELEGANTS( de toilette fermé à clé)

306021

81_thonCB007366340_morue

J’avais fait un texte qui avait mis mon lectorat dans un tracas et une retenue indicible, je me devais au lendemain de ce jour symbolique pour moi et les miens de retrouver cette ardeur qui faisait le succès (d’estime de mon humble blog, 40 visites jours dont les trois quart de ma famille et le dernier tiers de mes fidèles amis)

Par quel biais attaquer après une telle décharge affective, par quel mot fallait’ il que je commence mes digressions sans retenue ?

La métaphore culinaire à l’usage des rustres et des bien portants me semblait un angle d’attaque honorable avant de repartir plus avant dans ma poésie autobionarcissographique.

Je commencerais mon petit lexique par quelques mots simples et compliquerais le dico au fur et à mesure des insultes et des tonnes de poubelles que l’on va déverser sur mon modeste apport à la sphère bloggeuse.

La moule, la morue, Le thon, la raie, la courge, CINQ mots.

Autant d’ingrédients nécessaires à la réussite d’un met, mais aussi autant d’ingrédients indispensables pour la désintégration d’un couple.

La moule, quelle jolie métaphore que voilà, seul le silence et les yeux fermés peuvent témoigner de l’émotion de ce met dans la bouche d’un rustre élégant.

En effet ce mot simple à énoncer prête à se gausser de façon ridicule à son évocation, il en est des fraiches qui se consomment au bord de l’eau et des cuisinées que le petit vin blanc aide à faire passer.

La morue et le thon ont une filiation directe, on commence par l’une et quelques années kilos après, par une mutation que seul le CNRS connaît, tu te retrouves avec l’autre dans son lit. Le thon est une morue transgénique.

Pourquoi grossir, me direz-vous ? Oui pourquoi ! ! ! ! !

Tu t’endors un soir sous la couette avec ta morue et tu te retrouves quelques matins plus loin dans un aquarium avec un poisson exotique qui frise le quintal et accessoirement sous les bras, à croire que la pilosité va de pair avec la tendance adipocitaire d’une partie non négligeable de la gente féminine qui s’oint de crème et se tartine le derme à des fins doucereuses mais qui oublient en passant que le visuel pour un pierrefeu est un sens inique et fondateur dans sa quête éperdue vers la félicité d’un sommier partagé.

Tu te réveilles donc un matin avec un morceau de bravoure  et l’orque qui se pavane à coté a des reflets bleutés.

Toi tu n’as pas pensé au tuba et aux palmes, bon le tuba tu peux toujours faire illusion mais les palmes ??  Ta spécialité c’est plutôt les rames et question pompe Eram( ok facile mais c’est 23 h 20 et vous autres , êtes déjà en train de rêver à de douces nymphes qui sentent le soleil pendant qu’a coté un quadrimoteur a attaquer son vol de nuit sans escale, record de la plus belle et grande parenthèse de ce blog)

Je disais donc qu’en chaque homme sommeille un pêcheur et un Jacques Maillol, le grand bleu, on en a tous rêver, sauf que dix ans plus tard c’est plus le grand bleu, c’est le trou noir, l’amnésie de la sensation, le non sens au saut du lit, la fuite en allant, le désespoir couettalle, l’alcool te sert de paires de lunettes afin de que ta vision te ramène vers ce poisson adipeux et que le désir réchauffé par une alcoolémie fatale, te fasse te retourner  sur ce matelas maudit, ou traine alanguie, échouée devrais je dire, l’objet de tes tourments qui te sert de compagne.

Thon parcours, tu l'as commençais jeune, à la ligne, et tu le finis très vite à la pêche au gros, enfin plutôt aux grosses.

La raie, quand à elle, tu la devines au début les premières années, par la suite c’est l’arrêt et l’opération commando, il te faut quelques accessoires de spéléo pour arriver à trouver l’entrée de la grotte.

La symétrie n’y changera rien, la surcharge est équilibrée et répartie de façon homogène comme le chargement d’un porte container en pleine mer de chine.

Reste la courge, là on remonte au niveau qui se situe entre les deux boucles d’oreilles, ils en font maintenant des silencieuses (des courges et des boucles d’oreilles)

Je ne m'étendrais pas sur la distance abyssal qui séparent les deux accessoires bruyants et sur ce vide silencieux ( rarement) qui sied à ce bocal recouvert d'un effort capillaire pathétique qui masque mal cependant l'échos qui résonne à chaque fois que la bouche s'ouvre pour laisser s'échapper une phrase souvent vide de sens mais rarement vide de contresens et de lieux communs factuelles et redondants .( si avec ça je me choppe pas une pétition, je suis le plus fort)

Voilà pour ce soir, demain je continuerais de visiter mon supermarché linguistique, comprenez bien gentes dames que mon propos n’est en rien mysogine, ni anti sexe faible, mais que j’attends de vous le meilleur pour trouver dans ce même supermarché des mots et usages déviants des métaphores charcutières à l'usage des rustres élégants que nous croyons être ...............

Posté par emile davis à 12:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2007

FIN DE JOURNEE A BULLER

        

images

VERNISSAGE ET COMMERAGE

  J’ai été convié hier en fin de journée à un vernissage dans un arrondissement qui se prête de bonne grâce à ce genre de circonvolutions à but pseudo intello et abaissement cutané.

Un ami artiste à ces heures,  qui se répand sur la toile comme d’autres dans les tablettes sulfureuses de torchons souillés par la prose imbécile de courtisans zélés, attirés qu’ils sont par la lumière comme une mouche bleue peut l’être par une exultation abdominale au sortir d’un repas dominicale, familiale et provinciale, un ami donc exposait ces délires rupestres à des fins mercantiles devant un parterre de précieux qui frisait non pas le ridicule mais le convenu dans ces lieux bien trop lisses pour engendrer une œuvre fut elle de génie.

Je ne pus refuser cette invitation et du donc décaler mon planning de travailleur acharné, ce qui fut fait non sans mal.

Certes à ces heures ou la France s’assoupit devant un écran plat comme la soirée qui s’annonce et savoure avec ennui la réduction du temps de travail du haut d’un salaire indigent, je n’avais quand à moi en principe fait que la moitié de ma journée de labeur.

Je sortais d’une réunion éprouvante pour mes nerfs, j’avais dû côtoyer deux heures durand ce que l’école de Jules Ferry a raté de la façon la plus magistrale qui soit, à savoir deux acariâtres à talons et un syndicaliste retord à propos réducteurs et phrases prêtes à l’emploi.

Autant dire que le ramassis de talons hauts et de mèches tournoyantes accompagnés de leur pourvoyeur en crème édulcorée qui foulait le parquet vitrifié de cette galerie n’avait que peu de lien avec mes interlocuteurs de l’heure d’avant. Mais le désarroi était fort devant un tel nombre de faux intellos, de pseudos érudits, de propos dissonants et de compliments fielleux.

En avoir autant au mètre carré est extrêmement rare, et avoir en face de soi et cerné de toute part autant d’artéfact et de faux semblants, rassurent quand à l’homogénéité de la crétinerie flagorneuse de ces jeunes quadras aux femmes allongées qui au travers de phonèmes peu usités décrivent leur émotion plate comme une bande au jardin juste en face de ce lieu de prébende.

Autant de sommités ridicules en un lieu déclaré était une gageure qu’avait su relevé mon ami créateur de rêves.

Je m’amusais du coin de ce salon de voir ce simulacre, ce théâtre de guignol à chéquiers rutilants et contemplais pantois l’art de se répandre sur tout et n’importe quoi qu’avait de façon pleutre bon nombre des conviés à cartons notifiés.

Je serrais quelques mains moites comme de coutume en ces lieux, et quelques courbettes me fussent offertes en regard de mon rang, que je hais ces bonnes gens aux manières peu discrètes autant que ces manants qui veulent être de la fête.

La race des seigneurs dont je fais partie se gaussent de toutes ces fêtes dédiés à ce présent qui de loin les embêtent, mais j’échangeais quand même une coupette à la main, quelques inutilités de bon tain dans ce lieu et donnait des nouvelles des enfants et de mes rutilantes affaires.

Lucien étrennait sa nouvelle conquête, une blonde extrême qui tenait à hauteur un regard condescendant et arrogant sur ces libidos costarisées qui reluquaient de manière peu discrète les tableaux de l’artiste et le fondement irréel de ce jeans à label franchement bien porté.

Elle devait naviguer dans des dimensions peu usuelles et était équipée comme il se doit pour traverser la vie aux bras de cartes bleues fournies, les fesses dans des sofas et les doigts entourés.

Ce brave Lucien fraîchement divorcé avait fait son marché dans des pays de l’est au cours d’un séminaire sur le gavage des poulets de Bresse en milieu confiné.

Il était parti pour des poulets et était revenu avec une poule transgénique à vocabulaire haché et rire strident quoique rare.

Du haut de son mètre soixante cinq que le costume arrondissait, on aurait dit un loupiot qu’une jeune fille au pair amenait à l’école.

IL avait l’art de faire chauffer une carte bleue entre ses doigts agiles sans jamais y mettre le feu, ce qui compensait un physique pas facile voir indigent.

Prés du buffet, comme il se doit, se retrouvaient les stackanovs des invits sur cartons, loin du brouhaha récurrent de compliments frustrés, ils remplissaient leurs panses sans être vraiment gênés et goûtaient aux bouteilles pour accompagner leur dîner.

Sur trois rangs alignés, le long de cette table, ils faisaient fi des regards et des soupirs appuyés, ils étaient là pour la bouffe et comptaient bien y rester, à d’autres l’émotion, le regard, les regrets, eux, c’était la bombance avec tous ces bienfaits.

Combien en ais je croisé de ces bedonnants précieux qui fonçaient au buffet comme d’autres à confesse et qui de façon méthodique et maniéré s’emparaient de belles pièces pour mieux s’empiffrer.

Un vernissage sans l’élu du coin en période post électorale est un vernissage raté, là comme ailleurs on avait droit au député qui gratifiait de façon pontifical l’entourage zélé, de bons mots distillés et de vagues subtiles sur l’art et ses bienfaits aux murs des salons.

Je m’ennuyais ferme attendant le moment propice pour m’éjecter de façon anodine sur le trottoir de mes pensées vagabondes quand je fus interpellé par une connaissance que je ne connaissais guère mais qui avait l’air d’en savoir plus sur mon charisme et mon aura naturelle que moi sur sa morve sibylline et ces phrases ampoulées qui tournaient en rond comme savent si bien les utiliser les dicteurs de réunion en milieu public ou l’art de raconter en deux heures à une foule hébété de fonctionnaires un propos qui se suffirait d’une dizaine de minutes à l’horloge bien compté.

D’une allure forte alerte ma foi pour son âge, il me raconta un épisode de sa sinistre déambulation festive ou il me croisa un matin de bonne heure dans un état d’ébriété avancé et me rappela les propos que je lui tins sur la vie et ses humeurs.

Ma logorrhée l’avait marqué plus que moi, mais c’est le propre des gens de talent de ne s’attardaient guère sur un auditoire anonyme, fut il argenté et alcoolisé, que d’aucuns n’y voient un renvoi narcissique, il s’agit simplement de replacer dans un contexte étiré, ce que j’avais pu dire de façon adapté à un parterre de nantis à émoi en retrait.

Je l’écoutais de toute façon d’une oreille distraite et hypocrite, regardant par-dessus son épaule une brune aux yeux verts qui venait de rentrer en cet antre ou les regards s’échangent aussi vite que les cartes de visites, il était 19 h 20 et j’en conclus  donc que c’était une marchande, je n’avais que rarement croisé un regard et une expression aussi intense, la finesse de ce corps et la longueur de ces jambes finirent de me captiver et je me perdis en remerciements courtois et pressés afin de m’approcher de cette douce fée qui n’avait pas l’air de connaître ce lieu et encore moins cet aréopage hétéroclites de piques assiettes, de nouveaux riches à la recherche de la toile qui fera déraper le budget artistique mais qui fera du bien à ce hall maudit ou séjournent ridicules deux tapis fatigués de n’avoir à mirer le long de ces peintures de beaux cadres fortunés.

Je pus enfin lui proposer une collation (en ces lieux de bienséance, un verre est une collation) et lui proposer de me suivre en un angle ou le bruit assourdi ne gênerait pas notre échange de cv.

Elle me suivi prestement, et dans l’effluve naissante, je sentis que la soirée s’annonçait de façon agréable, restait à régler quelques menus problèmes et mails en attente et je lui proposer de picorer quelques sushis, ceci lui permettant de ne pas obérer cette ligne parfaite qui devait demander quelques heures de sport, ce qu’elle me confirma plus tard dans la soirée.

Ainsi va la vie le long de ces soirées mondaines ou l’ennui emblématique peut parfois réserver des surprises féminines de bonne tenue, et changer le cours d’une vie ridiculement argenté en un havre de paix pécunieux.

Ainsi vont ces rencontres en milieu désespérant de platitudes ou les mots échangés sont calibrés et pesés, ou l’écart de langage ne se pardonne jamais, ou les gloussements de femmes adultères viennent en écho aux oreilles de ministres à maîtresses, ou le serveur habile abreuve le nanti qui sirote goulûment des verres anonymes ou miroitent sans fin des glaçons, symboles pathétiques de ces vies en dérive qui se noie dans le monde comme on trompe l’envie au pied de simulacres de rencontres joyeuses ou l’alcool, bon enfant protège le non dit.

Nous échangeâmes nos phones number, nous promîmes de nous caller soon, je la raccompagnais à sa petite(mini) voiture rouge, mon chauffeur attendait et senti à ma voix que j’avais…………………………. trop parlé…………………………….

Posté par emile davis à 09:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'ABSENCE LE DEUIL ET L'IMPOSSIBLE SILENCE

(mettre la musique avant, ca fait plus chialer, et c'est le but)

07 février 1973,

A 7 heures du matin, au creux de cette cuisine ou je rinçais de façon mécanique le bol de mon adoslescence naissante, face au bahut en formica et sous le néon blaffard de ces cuisines standardisés, j'appris de façon anodine le départ de mon père au bout de 44 ans de vie et six mois de souffrance.

De cette cuisine banale somme toute, je garde le souvenir à jamais gravé de la bascule de ma vie, qu'ais je compris à l'époque de la mort et de l'absence, guère.

Qu'avait il donc à fuir pour nous quitter ainsi, quel était cet ennui qui l'emmenait plus loin, ces odeurs d'orient, de soleil de campagne, ces guerres infinies qui lui forgeaient sa vie.

Que nous a t'il légué de cette force simple, de ce gout de la lutte, de voir mourir enfin, des hommes à bout de bras de combats incertains.

34 ans ont passé depuis ce jour maudit ou la vie est partie, que reste t'il de lui dans nos vies anodines, dans nos combats malins qui se jouent de la vie

Que m'a t'il donné dans cette main tendue trois jours avant la fin, de ce regard perdu,

de ses doigts a jamais tremblotant dans les miens, de cet homme magnifique pétri de solitude qui te marque jusqu'à la fin.

Ces quelques mots posés sur un homme adoré que je n'ai peu connu et dont l'absence finement s'est gravée dans ma vie au fur et à mesure que les blessures m'ennuyaient.

Demain sera une date loin de tous, loin de rien, je ferais le silence pour m'approcher enfin de ce gout illusoire de penser être le sien, de passer ma journée avec lui ....... UN FESTIN

Posté par emile davis à 07:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4  5  6  7  8   Page suivante »