Gagner sa vie ça coûte cher

Un chef d'entreprise looser aux prises avec des salariés qui ne le sont pas moins

17 février 2007

UN SAMEDI BIEN ORDINAIRE

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LOFT ET COMPAGNIE

Comme tout bon nanti, je me dois le samedi d'être convié à festoyer en des lieux de débauches décoratives et culinaires, ou le vulgum pecum qui arbore son train de vie, se croit obligé par allégeance à une coutume ridicule et tenace comme des préceptes judéo parisiens, de démontrer à la face du monde et surtout à son miroir, le check de son état financier et moral à grand renfort de bouteilles millésimés et de plats sortant d'officine ayant pignon sur rue et calculette dans l'arrière boutique.

Ce samedi n'échappant à la règle susnommée, je fus invité ainsi que ma douce chez Lucien qui sévissait dans l'immobilité et l'immobilier suite au décès de son oncle Henri sur une route qui le menait au delà du perceptible vers une affaire en or et qui lui fut fatale au détour d'un carrefour, trop occupé qu'il était à bavasser avec sa plantureuse secrétaire au fin fond du cantal sur des sujets peu en rapport avec ce voyage affairé qui fleurait la comptine et le passage à l'acte pas forcément chez le notaire, ceci étant mon ami Lucien avait commencé tôt et de façon laborieuse jusqu'au jour ou son oncle décéda de façon inopinée et sans prévenir, ce qui revient au même.

De programmes immobiliers en programmes immobiliers, il avait réussi à épouser une fille de l'est qui pesait un bon quintal, choisie sur photo comme on le fait maintenant sur ces sites de rencontres ou les gens désespérés et désespérants mettent des photos d'identité, un cv...rai et une lettre de motivation décrivant avec minutie et fautes d'orthographes leurs attentes, mettent sous la table les défauts nombreux et bien ancrés et expose de façon pathétique la qualité ultime que la pauvre vie de labeur avilissant n'a pas gâché et rendu obsolète.

L'aigritude devenant un agrément de conduite en ces vides de sens ou les poncifs égalent les lieux communs et ou les désirs toujours en filigrane donnent un relent nauséabond et peu amène à ces bouts de bravoures relationnels, pitoyables et ridicules. 

Sacré Lucien, pour se gausser lors de collations de fin de journée mais néanmoins appuyés ....... au comptoir du comptoir, on lui disait de façon ridicule, embrumée et vraisemblablement alcoolisée, qu'il valait mieux une fille de l'est qu'une fille qui a du lest, lui avait pris les deux sans réfléchir vraiment.

Il avait racheté à bas prix une ancienne usine de ratissage de

2500 m2

(faut dire c'était un spécialiste involontaire du râteau, le roi de la bâche, l'empereur de la honte en public, du refus courtois mais ferme, du renvoi dans les cordes et du tacle par derrière) et avait à l'intérieur de celle ci aménager de façon somptueuse et ostentatoire un fabuleux loft à trois étages ascenseurs et salle de jeu aquatique.

Son train de vie n'avait d'égal que notre jalousie et c'était déjà un sacré réconfort, manquais plus qu'il soit bel homme et là je crois qu'à ce jour nous devrions être fâchés, heureusement pour nous, le fée adipocyte qui d'habitude s'acharne avec ferveur et talent sur le sexe dit faible avait fait un écart et l'avait doté de kilos superflus et d'une taille qui avait du mal à contenir cet amas graisseux, cet assaut lipidique.

Comme j'aime le répéter aux oreilles assassines d'anorexiques à podium et défilés : un kilo de trop c'est un cm de moins à la vue experte d'un bellâtre spécialiste.

Lucien donc était gros mais pas encore con, ces deux mots qui vont si bien ensemble ne trouvaient pas là leur existence, il était gros certes mais loin d'être bête.

Dans la foulée si je puis dire, il avait fait trois rejetons qui oscillaient entre une blondeur maternelle et une rondeur paternelle.

Nous étions conviés chez eux dans un but unique de faire la claque, nous ne savions guère qui serait du voyage et qui supporterait le rire strident et ridicule de Miss Lucia qui au delà de la surcharge pondérale qui torturait bons nombres de talons à aiguilles et de parquets trop frais, avait une voix de crécelle qui résonnait fort à l'intérieur de son bol crânien et dans ce loft ou la pièce principale oscillait au niveau taille entre un hall de gare et un gymnase de banlieue.

Son rire de l'est faisait écho, je me retenais donc de la faire glousser afin de pouvoir rester dans la limite supportable de 60 dB tout au long de la soirée.

Ce soir là comme souvent, le casting avait été fait avec minutie à défaut de talent.

Bon il a fallu bien entendu se taper la visite du lieu avec les pièces à vivre, je peux vous dire que quand tu as une faim de loup suite à une journée harassante ou tu as du faire du shopping toute la journée avec ta douce et que tu as explosé ta carte gold en moins d'un temps qu'il n'en faut à un employé sous payé pour monter une cuisine IKEA acheté en solde pour son appart de

65 m2

, tu comprendras le peu d'assiduité devant la description dithyrambique non exhaustive et redondante des chambres à coucher à salle de bains attenantes de la cuisine et de sa cave à vins et cellier, de ces meubles.

Je ne te parle même pas du prix( d'ailleurs ils n'ont pas eut le temps d'enlever les étiquettes) des tableaux de maitre, des affiches de un mètre, des litho, des linteaux de dix mètres, de la profusion de tout et de rien, de ce vide masqué, de ce trop plein qui déborde aux bouches rassasiées de convives assoiffées, de ce déballage vexatoire, de cette provocation consumériste, de cette exposition à des fins narcissiques, de cette mise en scène qui te torture le moi, de ce théâtre de vie qui te fait douter de ton choix professionnel, de cette vision qui donne un sens à ta jalousie féconde en bons mots massacreurs, de ce léger courroux qui te pousse à un strabisme vers le buffet installé sous le panier de basket au fond du salon jonché de canapés épars, de tables basses chargés de bibelots, sculptures et autres artéfacts, de tapis que tu n'oses fouler, de peur de perdre tes chaussures dans cette profondeur issue des montagnes afghanes ou le poil des moutons est long comme l'hiver qui n'en finit pas de couvrir de son linceul ces guerres assassines.

Une coupette bien fraiche me remit les idées en place et abaissa mon taux de jalousie à un ratio acceptable

Vint donc le moment de l'échange, de la mise en avant de ses propres idées, de bons mots en futilités au bras de jolies filles, de la vie qui s'écoule à l'ombre des banquiers, des soucis incertains qui font l'adrénaline de ces vies sans entrain dans lesquelles on se roule, de la boite à machin qui croule sous les dettes, et du dernier refrain en vogue sur le net.

Moi je m'alcoolisais à des fins assassines pour aiguiser le verbe de mes pensées fielleuses, seul dans mes songes et mes propos qui allaient faire mouche tout le long du repas à rallonge, ou le déluge festif de mets appropriés laissait bouche bée bon nombre de ses convives.

D'une nature peu alimentaire, j'avais tout le loisir de balancer à table une tonne d'insanités savamment élaborées, de questions ridicules aux réponses gênées, de poncifs sentencieux en dictats sans appels, je passais ma foi un agréable moment contemplant le désastre de ce genre de soirée ou le vin coule à flot pour maintenir la barque de nos désirs secrets partant à la dérive au gré de l'avancée et du taux susnommée.

La soirée s'acheva autour d'une tisane, enfoncé jusqu'au bras dans de profonds sofas, les dernières bulles aidant à la confusion des sens, je me surpris enfin à de doux compliments .....................................

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16 février 2007

DEPLACEMENT ET MUSIQUALITE

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MELOMANE AUTOROUTIER

Plusieurs années que je roule en Mercedes, je ne m'en lasse pas, excellent rapport qualité prix, confort, standing, silence, consommation raisonnable, vraiment la marque parfaite pour ceux qui savent vivre et profiter de ce que l'industrie allemande a fait de mieux depuis les dirigeables.

Cette année, j'ai changé, comme chaque année d'ailleurs, pour un modèle classique mais un peu long à mon goût,  j'ai quelques soucis pour me garer en ville sur des emplacements ridicules faits sur mesure pour de la 7 cv de fabrication française, le temps que l'on perd pour trouver une place acceptable est incroyable, ce qui n'est pas évident quand vous êtes amenés à déjeuner en ville avec de méchants banquiers ou autres prédateurs, fournisseurs etc. etc.,et que votre planning surbooké ne vous permet pas de passer 1/2 heure pour loger votre paquebot.

En plus en province, le voiturier est très rare, donc pas de possibilité de gagner du temps et de faire travailler des petites gens qui peuvent profiter de vos agapes pour vous astiquer l'écusson et vous cirer l'intérieur cuir.

J'ai rajouté à la note exotique de ma berline surdimensionnée, un pack audiophile de marque teutonne avec lecteur dvd à l'avant pour les feux rouges et à l'arrière pour la fratrie.

Le silence légendaire de ce palace s’accommode bien de ce son venu d’oreilles expertes en chambre sourde et autre protubérances jointées.

Et puis écouter TRUST : «  antisocial tu perds son froid » dans une voiture à 62 000 euros options comprise, c’est autre chose que d’écouter Léni Escudero dans une kangoo à à peine 15 000 euros style série limitée décathlon ou ushuaia voir ucpa avec trois rejetons surdoués derrière sans compter le porte vélo arrimé comme une malle au temps du far-West et le chien de 50 kgs qui sort une langue longue comme les revendications d'un prof au repos,( ah le cliché tenace et usurpé).

IL y a un certain art de vivre à écouter BERNARD LAVILLIERS qui crache avec un talent fou sa haine au travers d’un système haut de gamme de dix enceintes situés tout autour de cette alcôve routière, de ce lupanar à jantes alu, de ce havre de paix qui défile au milieu de la piétaille bruyante et disgracieuse sur ces routes fort chargés par les déplacements inutiles à des fins maraichères de ce monde que l’on dit d’en bas mais qui ne fait pas grand-chose pour gouter au délice d’un chanteur engagé à l’écoute agréable dans ces auditoriums bien utiles en ces temps ou le transport humain est d’un collectif certain.

Enfin Léo Ferré c’est quelque chose dans un silence luxueux plutôt que dans le vacarme de voitures bas de gammes sur lesquelles par je ne sais quel attirance se jette une partie non négligeable de la population alors qu’il suffirait d’attendre un peu pour accéder au plaisir d’écouter dans de bonnes conditions.

Les gens sont pressés et ne savent choisir ce qui est bon pour leurs oreilles et pour leur dos aussi d’ailleurs.

Je peux vous dire que si les gens achetaient des voitures de luxe, il y aurait nettement moins de mal au dos et de problème de cervicales, voir d'appareil auditif arrivé à la soixantaine.

Les gens ne prennent pas soin d'eux et de leur confort c'est affligeant et pourtant si facile.

En fin moi j’écoute U2 et leur conscience planétaire en essayant de ne pas trop consommer, pas facile avec un moteur V12 de 4,8 de cylindrée mais bon je reste dans les 25 litres au cent kilomètres et faire un plein pour 165 euros reste tout à fait abordable en rapport à un double cd de Joe Dassin et une compil de Michel Sardou.

J’essaye de concilier mon besoin légitime de confort et mon coté écolo comme beaucoup de gens, mais quand vous êtes fan de musique vous vous devez d’être un investisseur zélé et ne pouvez vous permettre un autoradio de gamme classique et des enceintes aléatoires.

Heureusement ma tendre et chère (très chère même) roule dans un 4X4 diésel de marque allemande, c’est la première fois qu’on ose le diésel, ça fait un peu poids lourd, routier mais bon, le trou d’ozone est à ce prix.

Le pire c’est qu’il faut se servir à la pompe et le diésel est gras et sent fort, normal c'est un carburant de pôvres ! !, les gants mis à disposition ne sont guères pratiques et tu sens des doigts des mains souvent mais c’est là aussi le prix à payer pour participer à la réduction de ce fameux trou.

Mais bon la solidarité est à ce prix et vu ce que j’écoute je pense que je le suis plus que de raison voir au-delà du raisonnable…………………..(solidaire)

Bon je vous laisse, je vais aller boire l’apéro chez des amis qui viennent d’emménager un loft( ca va casser, je suis en pleine forme, attention à la faute de gout, à l’écart de prix), 30 minutes de voiture, le temps de me faire un petit Noir Désir, groupe en sommeil suite au dérapage d’un chanteur atrabilaire. . . . …

Je suis ……Un homme pressé ……un homme pressé…………

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15 février 2007

TRISTE JOURNEE

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HUMILIATION FERROVIAIRE

Y’a des semaines ou il vaudrait mieux rester au fond de son pc coincé entre un disque dur et rayé et un lecteur graveur dvd voir un mp  3 (enfants en bas âge) que d'envisager un déplacement fut il à des fins boursières.

Non seulement je redescendais des alpages avec une voiture à l’arrière train défoncé mais en plus je me devais dans un élan singulier et financier de monter à Paris en catastrophe suite à un crack imminent dans la structure périlleuse de ma holding familière qui le devenait trop à mon gout (familière)

Pour monter à la capitale de façon usuelle et empressée, le meilleur moyen était la réservation en ligne bien que ce fusse en train que je fasse ce trajet, trajet que connais par cœur, par haut le cœur parfois.

Ma secrétaire qui me suit et me materne depuis des lustres (je suis une lumière) me communiqua donc un code par un mail de nuit pour retirer de bonne heure à une borne automatique mes titres de transport ferroviaires.

Après un lever de corps fastidieux suite à un diner d’affaires qui s’était terminé tard dans les vapeurs alcoolisés de jeunes ambitieuses à talons compensés par un sens de la gravité très avisé et donc très visuel aussi. ( mais c'est un  autre sujet que le temps passé à pérorer des phrases assassines aux oreilles délicates de confrères assoiffés de vengeance sans nom et de palais obscurs ou se fomentent à l’ombre, de vastes complots qui visent en premier à flatter son égo).

Je me retrouve donc devant la borne et retire les tickets afin de convoyer mon auguste personne vers cette ville ampoulée de nombreux phénomènes.

Et là en ce début de journée, à l’heure ou l’ouvrier de base sifflote en rasotant les murs de sa cité dortoir tout en pensant à sa journée de labeur et à sa trop nombreuse progéniture et à celle qui ce soir dans des relents, peu t’on parler d’odeur en ces lieux peu salubres, va l’attendre sur le palier de cette immeuble lugubre pour déposer un baiser sur ces lèvres gercées par un labeur extérieur qui te ronge les mains comme une râpe à fromage( hommage à la Savoie et à son comté râpé jour après jour).

A l’instant ou l’employé modèle astique son costume éculé afin de parader devant un parterre d’insidieuses secrétaires à libido frustrée et gloussements idiots à la limite de l'occulte, dans des bureaux standardisés comme la couleur des chaussettes de tennis assortie au tricot de peau qui maintiendra à température un cerveau isolé par de trop nombreuses couches d’air.

Au moment ou l’agent commercial sort de chez lui  avec son costume de marque dégriffé et ses pompes en croute de cuir espagnol pour des réunions régionales ou vont éructer pendant des heures des chefaillons blasés à carrière bien léchées et ou vont circuler des graphiques et courbes non dénués de sens mais d'apropos.

A l’heure ou les infirmières se sont dévêtues pour offrir aux malades des émotions fugaces sous de jolies blouses en coton imprégné qui laissent transparaître une adipocytée qui se révèle ainsi aux yeux de maladifs à regard sirupeux et libido limité à la toilette d'aide soignante jamais en reste pour faire reluire.

A cette heure là donc, j’allais vivre l’humiliation que je ne souhaite à personne, le parjure, la honte sur quai, le chemin de fer comme chemin de croix, la négation de six mois de durs labeurs, le trou noir de la réussite sociale, le graal du looser, le césar de la honte ferroviaire, l’oscar de la blessure voyagère, le Molière du déplacement foireux, le nobel de la chute en avant, le darwin de la honte.

J’allais pendant deux heures et c’est long deux heures, j’allais donc côtoyer au bout de tant d’années ceux qui me faisait rigoler dans mes soirées de nantis ou les bulles pétillent aux bouches avorteuses de projet en secret et de fuite alangui au bras de courtisanes bien trop souvent élevées pour cracher dans la soupe de leur propre vanité.

J’allais donc en ce jour maudit voyager en seconde classe suite à un embouteillage sur le net, une erreur de frappe de ma secrétaire et aux caprices douloureux de la commande en ligne.

Ce jour là était un jour sombre dans ma vie, je versais quelques larmes sur ce quai ou le vent claquait aux devants des bateaux qui tanguait alentours vers de beaux horizons (stop, hé  t’es à la gare pas sur le port de Cassis Emile)

Je devais me résoudre à monter dans le wagon de l’infamie de la trahison sociale, du recul en avant, du pas en arrière, le choc social à 300 kms/h sans airbag, frontal, violent, dure, sans retenue, le nectar de l'echelle sociale et je passais dessous sans superstition.

Qu’avais je donc fais de mal dans ma vie pour à ce point  être humilié ?

De quel droit me punissait-on de la sorte ? De quel karma ferroviaire devais je me défaire ?

Le TGV arriva, un instant je voulu mettre fin à mes jours, passer de vie à trépas devant cette humiliation ultime iréelle et tellement présente, mais le soir j’avais un diner avec une gourmande qui jouait de la flute traversière dans un orchestre de salsa, rapport à une déformation qui lui permettait de regarder le public tout en jouant de cette instrument délicat qui te met de profil le long de ces concerts ou les gens écoutent d’une oreille attentive leur copine de chambrée à des fins fourragères.

Le tgv est bien fait, et dans ces moments de honte sur soi ou l'on recherche la discrétion comme un thermomètre cherche un anus fiévreux, ça compte la belle finition, pour les portes ils ont été généreux comme pour les chaises en seconde vous me direz,en effet, il y a une porte tous les dix mètres, ce qui évite les pas inutiles devant un parterre de gueux qui montent à la capitale pour d’’improbables salons ou l’on se croit mondain dans des tenues paysagères. Par contre au niveau sièges, ils ont fait trés trés fort, arriver à mettre 4 fauteuils de front avec une allée au milieu, ca en dit long sur l'art du remplissage. J'aurais jamais pu croire que l'on arrive à entasser de front autant de sièges et ce sur une largeur somme toute réduite, pour un peu on se croirait dans un airbus A 320-600 en classe troupeau.

Quel surprise dans ce wagon, quel entassement, quel bruit, quelles odeurs, quelle promiscuité, si ma famille lit ce texte,(ils ne savent pas que je bafoue l'honneur familiale sur la toile à des fins thérapeutiques pour soigner mon penchant de pervers narcissique, ils croient que j'ai monté une start up sur le net via la sphère bloggeuse)  ils comprendront ce que j’ai enduré pendant deux heures assis sur une banquette à deux places avec à mes cotés un prof lettré qui lisait un quotidien subversif qui traitait des heures sup dans un collège de banlieue.

J'avais voyagé en seconde, oui moi !!!!!!!!!!!!!! Emile Davis en seconde, fils de Miles et de georgette, à peine croyable mais tellement violent à vivre !!!!!!!

Ma semaine avait mal commencé, je le savais………………………………………

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14 février 2007

ON SE LES GELE DANS LE POGNON ( mais bon on s'y fait quand même)

Je suis dégouté,j'avais décidé de faire un break pas de le casser.

Je rentre avant l'heure des alpages (cinq jours de prévu) et je viens de claquer 5 000 euros en deux jours sans compter la carrosserie de la merco suite à un dérapage verbeux sur une bouse alpine planquée sous un mètre de neige.( vas mettre des chaines avec des gants en cashmere et des pompes en croco à 2000 euros la paire (de lacets) ( prémonitoire les lacets)

J'avais décidé avant de payer mon premier tiers de m'alléger le compte courant en montant avec mon carosse et ma douce famille dans une station réputée pour ses sandwichs à 15 euros et son plat du jour à 30 euros.

J'avais envie et besoin de faire communiquer ma carte bleue et ma banquière et ce à des fins égoistes et consuméristes  aux sommets de montagnes à peine blanchies par un manteau neigeux qui tardait à venir en ce mois hivernal ou les bourgeons attendent planqués dans le salon la première fonte pour éclore à nos yeux.

J'en reviens pas, c'est fou comme on peut claquer du blé en si peu  de temps, je suis rentré tout à l'heure, j'en ai chialé sur mon canapé tout seul comme sait le faire un homme face à lui même et au vide de sa vie, canapé qui soit dit en passant m'a couté une tonne à la venale d'art moderne, heureusement c'est du cuir de vaches irlandaises et mes larmes salés n'ont pas taché la pleine fleur de ce sommet de l'art contemporain à 1000 euros les dix centimètres.( je vous laisse calculer sachant qu'un canapé dans un loft digne de ce nom doit avoir une certaine dimension au risque de se faire railler et que les nombreux convives avachis aux bras de coupes ensablés de bulles incolores ne se gaussent du rapport entre votre grosse voiture et votre sofa ridicule, la sentance et l'aigreur en ces terres incertaines aidant à un art de vivre ou le fiel est un suc qui emplit les espaces de l'esprit infécond)

Bref J'avais presque honte au moment ou Ségolène propose le smig à 1500 euros par mois ( brut quand même ! !  oufffffffffffff), d'avoir en dix minutes craquer un jour de salaire et en deux jours l'annuité d'un intermittent du spectacle, l'école du cirque, on connait et puis à courchevel c'est préférable( de lapin)

Faut dire que les tarifs ont explosé là haut et que passer trois jours à moins de 5 000 euros est un défi que je n'ai eut ni le courage ni le talent de relever.

Bref en rentrant j'ai eut un passage à vide existentiel et un désarroi indicible légèrement courroucé de voir des tickets de carte bleue partout sur ma table de salon en verre ( et contre tout)

En plus les gosses on essaye de leur apprendre les rudiments de la bienséance et du savoir vivre en milieu argenté et bien ils ont ralé tout le long du séjour, papa t'as pas 100 euros, papa passe moi les clés du 4X4, papa je peux reprendre un sandwich à 15 euros, papa j'ai plus faim, papa j'ai soif, papa ils n'ont plus de ailsseti ni de coca lailght, papa tu es povre ?

Pour finir avant de me sustenter avec quelques sushis et makis de bonne facture, deux mots sur les boutiques ou j'ai craqué un max de tune, entre autres pour un blouson en simili skai de chez Prada 1500 euros mais c'est top de chez top avec un col en fourrure et une doublure en ailes de mouche et des bottes en caoutchouc de cerf avec crampons assortis aux virages lacets

Bref en rentrant je me suis rendu compte que ce déluge financier était indécent, voir outrancier et par une thérapie que l'écrit m'apporte, je me suis mis à écrire ce petit mot afin de calmer mes tourments et mon courroux face à la hausse des prix que même nous les nantis on commence à trouver la note salée.

Voilà  ces quelques lignes m'ont fait du bien, je vais aller dans mon jaccuzi si mes enfants n'y sont plus sinon un petit sauna me remettra les idées en place.

A plus quand j'irai mieux ! !!! !!!! !!!!

-   Simone !!!!!!

- Oui MONSIEUR ?????

- Une coupette !!!!!!!!!!

- Bien MONSIEUR §§§§§§§§§§

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13 février 2007

LA LETTRE V

V comme Vacances............ profitez en pour fouiller dans la pléthore de textes plus enjoués les uns que les autres ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

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11 février 2007

PREALABLE a la lettre P comme .........

Métaphore

Du grec μεταφορά, metaphorá, au sens propre, transport, c'est-à-dire une transposition de sens. Le procédé de langage dit métaphore relève de la linguistique et de la rhétorique. Une métaphore est une figure de sens (trope, ou métasémème) dans lequel un mot qui a habituellement un sens A est utilisé avec un sens B. Cette substitution se fait sur la base de propriétés communes aux deux termes (autrement dit, la métaphore suppose toujours une comparaison implicite). Mais l'intérêt de la métaphore est d'attribuer au sens B les nuances qui appartiennent au terme A.

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LA LETTRE P

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Saint Claude ou l’art de la pipe à l’usage des turgescents

Poursuivant mon supermarché linguistique de la métaphore à l’usage des rustres et des élégants, et suite au tollé qu’a susciter mon texte quelque peu misogyne sur une réalité confondante mais néanmoins en prise avec un vécu douloureux sous les aisselles, je me devais de rectifier le tir et donc d’ajouter à cette œuvre fébrile, débutante, titubante, délirante et titanesque, la description malicieuse de la façon dont depuis des siècles et des siècles(amen), certains mots qui a priori n’ont qu’un lointain rapport avec l’usage qu’il en est fait sont usités.

Je me devais donc de rajouter une promenade à travers notre joli pays et de décrire ces bourgs et villages qui ont donné à la langue française ses plus belles métaphores.

L’atlas métaphorique, voilà un propos projet bien ambitieux pour un dilettante à foison mais à constance épisodique et sujette à diversion gracieuse et libidineuse voir enjouée plus que de raison que puisse le permettre une audace sans limites infinies dédiées au néant d’une pensée dominicale qui parre le dimanche de ses plus beaux atours.

Je décidais de commencer au gré de mon périple hivernal par SAINT CLAUDE, gros bourre jurassien qui prête de bonne grâce une partie éminente et peu corticalisée de sa population à la taille stakanovienne de bout de bois d’altitude.

Il m’est apparu d’autre part et de la même manière telle une vision enluminée de verres sous éclairages inconstants que le mot pipe sans le mot tailler n’avait plus aucun sens et perdait de sa superbe ! ! ! en effet ceux sont les deux mots collés l’un à l’autre (mais pas trop) qui donne, que dis je, qui transcende et avec vigueur mesdames, le sens à cette métaphore, que tout bon jurassien a du entendre dés l’entrée en sixième.

Mais revenons à nos moutons.

Tailler une pipe dans les alpages est un art que certaines habitantes lacustres doivent connaître et apprendre depuis leur plus jeune âge.

Il faut d’abord choisir le morceau de bois qui va donner ce plaisir enfumé à la bouche de rustres élégants.

Choisir un morceau de bois bien droit sans trop de nœuds, une bonne tailleuse de pipe s’appelle à Saint Claude une péniche (5 nœuds à l’heure).

En effet, ce métier élaboré ne supporte queue mâle les cadences effrénées, et par temps d’hiver les gerçures guettent les tailleuses qui travaillent souvent dans des ateliers peu chauffés.

Le bout de bois choisi au hasard d’une cueillette arboricole et non dénuée de quiproquos propre à la tache susnommée, il faut en tirer la quintessence qui permettra au rustre et à l’élégant d’éructer dans un râle libérateur, (ah je l’ai bien bourré celle là !!!!!!!!!!!!!!)

Il faut donc des doigts experts pour voir venir ce moment de félicité à tenir, la fumée de l’âtre être est à ce prix et la rudeur des alpages jurassiens voir haut savoisiens ne changera rien à cet élan qui pousse à la taille dés le plus jeune âge.

On dit d’une pipe qu’elle doit être culottée, et que dit-on de celle qui confectionne ce tourment éternel ?

Mais revenons à nos moutons métaphoriques et néologismes précieux qui parent le propos et le verbe infini de mes pensées perdues entre le désir d’un écrit salvateur et le secret de faire l’érudit de la métaphore( j’adore ce mot),je disais donc que revenir à nos moutons est là aussi un terme ambigu et Tarn et garonnais mais on est loin des alpages adorés par la horde de goretex isarisés qui dévalent les pentes abruptes des contreforts ou paissent au printemps nos fameux moutons dont au sujet duquel je vais revenir.

La saison bat son plein et moi mon mea culpa.

Demain ou dans quelques jours un nouveau mot à usage métaphorique prononcée.

A vos plumes pour proposer des mots à usage et don d’ubiquité.

Mon dictionnaire des métaphores à l’usage des rustres et des élégants est à ce prix.

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ASTIQUER LE LEVIER(ou comment nettoyer sa voiture)

L'amour en voi  ture(lute !!!  de classe), ça vous tente(à t'yves) ?

O(pelle) Belgi que(eue) a eu la malle lisse et la curiosi té(dingue de toi) de réaliser un (e) coloscopie sondage via(ferrata) son site internet sur les comporte  ments (à l'eau)disons " amoureux "(sexueux, libidineux, graveleux, ) des automobi listes(rouges) du Plat Pays( de la fritre à bord).

En tout(tout), ce sont six cent inter  nautes(ation) qui ont partici  pé(de loup) à l'enquête. Et les résul  tats(de quoi faire) sont riches d'enseigne  ment(songe).
Première(seconde, troisième) information, les voi  tures(lute) spacieuses sont les plus (mé)prisées pour les é  bats(nylon) amoureux, breaks en tête(de nœud) ! 69% des automobi  listes( de schindler) belges a  vouent(à moi) avoir des " i  dées (sont jetés)" une fois !!!!!!!!!!!! derrière le vo  lant(demain) et 21% des personnes inter  rogées(hanin) a  vouent (et moi)avoir déjà eu des relations sexu  elles(et moi) tout en condui  sant.(veut encore)

Pour  tant(ent), 41% d'entre eux ad mettent(la main à la pâte) que la voi  ture(lute) n'est pas tou jours(et nuit) le gendre lieu idéal pour ce (sale)type d'activi  té(au chaud) et que cer tains(voilà du boudin) obsta cles(de 12) peuvent les gê  ner(qui coule), le vier(trop facile) de vit esse(raisonnable), klax  on(s’ennuie) et cein ture(lute) de sécurité en tête(à queue)…

Parmi les en droits(à tout) les plus pri sés(pas choisi) par les per  sonnes(à la porte) sondées(qui l’ont dans le c….), les parkings lon geant(veux encore !!) les autoroutes arrivent en tête à 40%, suivis des chemins de campagne (38%) et des bois (35%). Mais attention aux endroits re  culés(!!!!!!), car 53% des automobilistes inter  rogés(pierre) expliquent avoir déjà été démangés dérangés en pleine orgasme affaire, 11% ont été rappelés à l'ordre par la peau lice et 7% ont dû se retirer s'arrêter, sur pris(cilla) par des curieux.

Reste maintenant à pro  longer(le canal!!!!) ce test et à connaître les relations voiture/amour des automobilistes français. Prêts pour le test (vih)?

Posté par emile davis à 11:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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