Gagner sa vie ça coûte cher

Un chef d'entreprise looser aux prises avec des salariés qui ne le sont pas moins

19 avril 2007

PAUSE PRINTA-ESTIVALE

Presque 6 mois de blog, pas loin d'une centaine de post, des longs, des moins longs, des courts, des moins courts, des bons,  des moins bons, des pas mauvais, des pas terribles, il est temps d'aller en terrasse siroter du rosé en regardant les passantes................................

Pour celles et ceux qui veulent rester en contact, il y a toujours l'adresse mail au cas où une envie frénétique de papoter vous étreint....................

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16 avril 2007

HISTOIRE SANS FIN (mais non sans fond loin s'en faut)

Le printemps arrivait avec ses odeurs de pelouses fraichement tondues, ces journées qui s’étirent comme au sortir d’un long sommeil, ces envies de farniente, de sieste à l’ombre avec un vent léger adoucissant le thermomètre déjà vif en cette saison.

Le week-end s’annonçait avec ces départs vers le calme, ses marchés au soleil, ses promenades sans rythme assorties de discours sur l’air du temps, les douceurs et les petits riens qui embellissent ces heures en suspens, but d’une vie sans que cela ne paraisse.

Il avait décidé d’aller voir la mer, y tremper deux orteils sur un pantalon relevé, de se croire accompagné et de rêver enfin au bras d’une courtisane un instant hors de tout, ponctué par les heures sans certitudes aucunes.

Il fit la route en fin de journée, face à lui-même, à ses tourments, ses questions infinies sur la vie, ses envies, ses ennuis aussi.

Ses enfants étaient loin vers d’autres alpages riant à pleines dents de l’insouciance reine qui régit ses années, où les questions se posent et s’évaporent dans le tourbillon des jeux anodins qui font d’une cabane, un château protégé.

Ah ces douces heures enfantines ou la candeur irradie toute chose, où le moindre bout de rien fait dévaler l’imaginaire, où la dose est infime pour être en bonheur, où le sommeil profond recouvre de tout son être ses journées remuantes où le corps et l’esprit n’ont pas de faux semblant.

La route sinueuse lui changeait les idées de ces lignes autoroutières, la fin de journée rajoutait à cette atmosphère impalpable qui mélange mélancolie, bien être et profondeur.

Il repensait à sa journée, à ses semaines passées, à ces trois années qui l’avaient vu s’enflammer, s’enivrer de ce désir immense de devenir autre, et puis cette descente aux enfers imbéciles, les chiffres alignés comme vigiles de nuit, les ressentis infimes qui hachent celle ci, les réveils incertains aux mains de cachets assassins.

Tout cela avait commencé bien avant en une saison qui regorge de questions, de tourments indociles, de désirs inavoués, de tumultes enviés, de cascades de vies……………………………..

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15 avril 2007

RENCONTRE : 14 (l'horreur du bilan)

Il se réveilla sur le coup de onze heures malgré sa soirée agitée, pas tous les jours qu’on retrouve sa voiture rayée de la sorte mais il avait un mental fort et savait faire face à l’adversité.

A quinze jours des élections, cette rayure allait modifier son vote, de tendance modéré en toutes choses, il sentait monter en lui un bulletin de révolte voir nul.

Un nespresso bleu clair plus loin, il décida de ne pas aller au dépôt, les chauffeurs connaissaient leur travail et les plannings de tournées étaient programmés bien à l’avance.

Il essaya de remonter le fil de sa soirée et la façon dont il avait baclé la fin et remerciait la prétendante comme à son habitude.

Elle était quand à elle rentrée sur sa fin, ayant rarement croisé un sulfateur dans ces rencontres d’un soir, elle essayait de se remémorer sans succès si elle avait déjà croisé un tel rapido.

Sa tendance au départ express remontait à loin, du temps de son adolescence, instants ou le jeans 501 se trouvait entaché suite à un slow à durée excessive et ou sous la couverture, il ne pouvait se retenir au-delà de la minute, ah il en avait souillé des fonds de culottes, des slips à rayures, des mains fébriles et des bouches adolescentes.

Il y puisa la force d’une carrière ambitieuse afin de confirmer l’adage ridicule de la grosse voiture et du petit instrument, car non content d’être doté d’un appendice à éjection rapide, il était de plus affublé d’un instrument plus proche du coton tige et du cure dent que du marteau piqueur et du concombre transgénique.

La mise en maillot était pour lui une épreuve et les sorties de piscine avec le tissu qui colle de prés le mettait plus mal à l’aise qu’un convoi de l’ONU à un poste frontière moyen oriental quoi que bien orienté.

Il essaya de consulter vers ses trente ans pour en finir avec ce tourment qui le faisait dévaster des mètres de sofas, des cuirs pleine fleur et des apparats féminins qui n’en demandaient pas tant.

Le sulfateur, c’était son surnom, Emile le sulfateur, le roi du déclenchement immédiat, pas de préapalabres, pas de mise en bouche, pas de préliminaires audacieux, pas de caresses en attente, pas d’instant en suspens.

L’artillerie avec un opinel, l’assaut avec une cuillère à café, la prise de la bastille sans fusil, la kalashnikov qui s’enraye, l’AK 42 qui se grippe.

Rien ne pouvait l’arrêter, sitôt l’étendard élevé, le temps était compté, les minutes décomptées, les secondes égrenées avant la salve, la rafale, le jet, le rejet, l’inondation, la catastrophe naturelle, le séisme slipesque.

La tectonique des plaques à l’usage de la reproduction néandertalienne, le tsunami à deux boules et un tuyau, l’arrosage automatique, l’épandage industriel, la miction impossible, c'était lui.

L’orage de la semence, la pluie qui en découle, l’arrosoir à deux pattes, le pompier involontaire, la lance qu’on incendie, les dégâts collatéraux, c'était encore lui.

Skip mon amour, le lave linge comme ultime accessoire, la gêne passagère, le tourment minutée, la douche salutaire.

Il décida quand même de la rappeler afin de s’excuser de son départ rapide quoi que tardif et se promit de tenter son record personnel, à savoir, avoir le temps de se dévêtir avant de faire le plein de sa partenaire et de repeindre tout ce qui passe par là au moment de la mise en route de la salvatrice et néanmoins furtive émission………………..

Posté par emile davis à 09:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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