24 mars 2007
RENCONTRE : 1 (encore que)
Elle était maquillée comme une voiture volée et sentait aussi fort qu’un rayon marée suite à une panne d’électricité et donc de glaçons, mais elle avait décidé comme tout un chacun de tenter sa chance sur Internet et de pouvoir elle aussi aller à des rendez-vous où l’attendrait son chauffeur routier, qui lui bien sûr, serait parfumé de façon discrète au pulvérisateur avec du déodorisant pour lieux intimes, lieux où l’on se vide en évitant de se répandre.
Quelques temps qu’elle écrivait des propos ambigus à fautes d’orthographe avérées afin de pouvoir défaillir sous les coups de boutoirs d’un courtisan zélé.
Elle avait choisi pour ce faire dans sa collection privée de photos ridicules et familiales, quelques mises en valeur qui masquaient l’embonpoint et l’aversion pour la culture physique.
Un visage se disait-elle suffirait bien à déclencher chez les serviteurs patentés, une envie de rencontre et un désir de fusion voir de confusion.
Ah ces heures cachées derrière l’écran à jouer des pseudos, en se croyant divine et en pensant, que soudain la chance, fée anonyme, allait frapper à la porte de ce vide abyssal et sentimental, de ce no man’s land relationnel où les fantasmes sont à l’heure, de ce désert libidineux à autarcie nécessaire, de cet océan trop calme sans marins à son bord, de ce vaisseau mal en point qui erre dans les silences, de ces nuits bien trop calmes elles aussi et remplies de chagrin, de ce plateau venté qui cingle les parcours, de ces absences longues qui jalonnent les chemins, des rencontres assassines qui sont sans lendemain, des souffrances intimes qu’on repousse à deux mains.
Ah ce désir secret, bien caché sous les trombes, ce puissant aimant qui pousse à des compromis fort judicieux parfois mais plus souvent calamiteux.
Puis vint le jour de la rencontre………………………………..
23 mars 2007
LARZAC BLOG
Aujourd'hui, création d'un blog post communiste, communautaire, et bien sur libertaire.
Que ceux qui désirent participer se le disent, chacun aura le code d'accés et pourra déposer sa gerbe devant le monument aux morts vivants de la sphère.
Seront bannis à jamais, les textes x sans talent, les connotations menant aux assisses et tout propos sans humour fut il au sixième degré.
Charly, Raymonde, zettheeeeeeeee, les esthetes, les pisseusses et bien d'autres, il est temps de créer cet espace de divagations.
Contactez moi, le blog est en route yalaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!
http://larzacblog.canalblog.com
22 mars 2007
PASSAGE A L'HEURE D'ETE
J’avais décidé de me faire des amis en ce début de printemps, et puis cela sentait bien le rosé et le grignotage convivial.
Le dehors me titillait et l’hibernation semblait prendre fin, les vêtements s’allégeaient, les pulpeuses le redevenaient, et la vie tout doucement reprenait le bon chemin, celui qui t’éloigne du pc comme du feu de cheminée.
Et puis Emile écrivait trop long, trop trop long, et puis pas adapté non plus, pas adapté
Sur un blog, fallait du concis, du bref, du rapide, du fast, du digest, et ce pauvre Emile étirait le propos comme une mannequin ses élongations.
Maxi dix lignes, et encore, You Tube d’un coté, Daily Motion de l’autre, un propos vide de sens mais qui permettait de compter les moutons de l’ennui accroché à la toile.
Emile n’avait pas percé le secret d’un blog bien tenu, tous les matins, l’aspirateur, et la poussière, et pas des textes de deux mètres de long illisibles.
Un mot à chacun et chacune, parfois un jeu de mots, souvent une identification.
Le sens du poil, pas du poil à gratter, la brosse à reluire à usage virtuel, la communauté sans les inconvénients, le pseudo comme nom de scène
A force de ne pas comprendre et de ne se plier au rituel qui te permet de te croire divin, arrive ce qui arrive, à savoir des stats ridicules, des commentaires frisant l’anorexie, des liens distendus, et une motivation inversement proportionnelle à la durée du jour qui se lève de plus en plus tôt.
Il était donc temps non pas de fermer cet espace qui m’a fait passer l’hiver au chaud mais de distendre les rdvs au gré de mes envies et de publier de façon moins assidu……
La vie est ailleurs quoi qu’il en soit…………………………..
20 mars 2007
DICTON DU JOUR
MIEUX VAUT UN COMPTE EN SUISSE QU'UN CONTENTIEUX.
19 mars 2007
AUTO ? ? ? ? ? ?
La journée d’hier m’avait harassé plus que mon être et mon corps réuni en un assemblage élégant ne pouvait le permettre.
Je décidais donc d’un jour de repos et en profitais pour satisfaire à la curiosité maladive et insistante de la gente féminine en concoctant un portrait le plus précis possible de ce labyrinthe humain, de ce cerveau à deux lobes, de ce paradoxe vibrant, de cet être attachant que nul ne peut cerner, et qui fait pérorer avec un talent discret mais néanmoins incontournable, cette humble personne se cachant avec délice et malice derrière un pseudo jazzifiant, étalant par là même une culture musicale de bon aloi en ces temps incertains ou la valse à trois temps dort en des tiroirs, et ou le rap, discours d’ados en couleurs et boutons issus de banlieues tristes comme peut l’être le matin le ramassage scolaire au front de nos cités, déverse sur les ondes assassines de nos oreilles souillées, des rythmes imbéciles à paroles assorties qui collent à vos chaussures comme un mauvais chewing gum perdu sur le pavé de nos rues encrassées par le passant distrait qui se libère ainsi le temps d’une seconde d'un mastiquage bovin.
Se décrire sans flagorneries excessives est périlleux en ces terres narcissiques ou le moi est une donnée essentielle, première, sans appel et sans recul.
Qui d’autre ne me connaît mieux à part les quelques rares amis qui se diluent au long de ces années et de ces parcours qui en fatiguent plus d’un et qui observent sur le bord, les envolées lyriques d’un curieux phénomène qui se rue sur la plume comme d’autre au stade le dimanche afin de contempler le désastre bruyant de rustres ambulants qui courent à perdre haleine derrière une boule capricieuse à formes différentes et qui s’immiscent en nos vies entre deux élections distributrices de rêves et de rancoeurs amnésiques.
Je divague un brin, mais c’est l’art de ma plume de commencer un sens sans savoir ou il va, et de laisser les mots remplir les casiers afin qu’au bout de quelques lignes, le lecteur endormi se réveille, et se dise, mais qu’a-t-il voulu donc dire cet Emile ternaire qui dévale les phrases et déroule son propos sans vraiment de constance.
Il pouvait remercier ses parents de l’avoir doté dés la naissance d’un physique agréable et bien proportionné, d’une taille qui ne le gène en rien mais qui lui permettait de toiser ses collaborateurs (trices) sans avoir à s’équiper de chaussures factices qui cachaient en leur semelles les quelques centimètres qui font d’un homme arrondi un homme élégant.
La finesse de ces mots allait bien avec la finesse de ce corps durci par le sport plus que de raison, il était mince mais musculeux avec un paillasson pectoral de bonne tenue.
Les tissus de bonne facture qu’il arborait montrait à l’évidence un sens du détail et une aversion pour la vulgarité fut elle involontaire de la part des pressés qui ondulent sur les quais de ces gares de nulle part ou des trains inconnus s’arrêtent et chargent enfin ces petits bouts de vie et les mènent en des lieux ou le bruit des machines couvrent celui des rancoeurs et des manquements fort nombreux qui jonchent le carrelage jointé de ces ersatz.
D’une enfance fort choyée bien que loin des nantis, il se fit une raison pour aller côtoyer là haut sur la colline des voisins de paliers qui ordonnent les chiffres comme d’autres les mots.
Il commença donc à grimper doucement les mains et la tête dans le guidon, ah les heures passées au bras de stratégie fumante comme un feu de bois un après midi d’automne pluvieux au seuil d’une clairière humide……………………………….
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