Il s’approcha de sa voiture, tint la porte à la douce, la claqua sur ce parfum qu’il ne nommait pas, fit le tour par l’arrière, et se mit au volant.

Elle ne disait rien comme vaincue et contente de l’être, elle savait que sa nuit finirait loin de ses habitudes et que le détour dont elle avait envie prenait forme soudain en ces heures profondes où le sommeil est roi.

Quelques trente minutes plus loin, il rentra dans son parking, coupa le moteur de cette limousine. Le silence emplit le véhicule, lourd de désirs en attente, le calme avant l’étreinte était palpable et sourd de promesses.

Il s’extirpa et refit en sens inverse le tour du véhicule, tint la porte de nouveau et la claqua dans un bruit feutré et rentré que les box alignés répétaient en écho.

Deux tours de clé, une impulsion sur l’éclairage, il laissa pénétrer la douce, jeta ses clés et sa menue monnaie sur la console du hall et s’avança contemplant les formes qui allaient s’offrir à lui dans ce décor néo design qu’il aimait regarder avec un éclairage tardif et peu lumineux.

Elle déposa son manteau sur le sofa et y posa dans un même temps ces jambes finement couvertes.

Un brin de musique douce accompagnerait bien ces instants, il fit donc jouer quelques rythmes latins mais binaires à souhait et alla chercher deux coupes pour un MUMM bien mérité.

Le bouchon ponctua un temps fort, pur hasard du rythme, il s’assit tout prés d’elle mais de façon à capter ce regard en attente et cette envie déjà bien présente, les verres se mélangèrent et les baisers aussi, la douceur de ces gestes et de sa peau créait une harmonie sensuelle qui déclencha en lui un fougue tactile qui s’initia le long de ces bas pour remonter en ces endroits secrets, mangrove fondatrice qui regorge de bienfaits et de douceurs exquises.

Le silence couvert par les notes transpirait de soupirs et les corps étaient seuls maîtres de ce moment futile ou les mots n’ont pas d’heure.

Elle se laissa dévêtir, et révéla enfin ce corps aux formes parfaites, dans un mimétisme parfait et peu vocable, elle osa à son tour découvrir le tourment de ces nuits solitaires, les deux corps presque nus ne formaient qu’un seul être et le sofa témoin des réjouissances certaines contenait ces assauts félins et fougueusement maîtrisés.

La sensualité qui se dégageait de leur étreinte les rapprochait en fait, il est des rencontres sensuelles qui ne se retrouvent guère dans la vie anodine et de ces instants hors du temps………………………….