Gagner sa vie ça coûte cher

Un chef d'entreprise looser aux prises avec des salariés qui ne le sont pas moins

11 janvier 2007

petit tour chez la voyante ou le début de la fin

IrmaWeb

La satiété elle a que des problèmes

18 HEURES,fallait tourner à droite, faire 100 mètres, surveiller un halo de lumière dans ce quartier sombre et voir l’enseigne sous la pluie qui scintiller pour mieux guider l’inconnu qui s’avancer dans cette ruelle.

En face un bistrot de quartier ou la misère masculine s’isolait pour mieux masquer la vacuité d’une vie et la vanité d’un propos.

La boutique formait l’angle de la rue, ancienne boucherie ou mercerie, la devanture avait été préservée dans un souci évident d’économie mais l’ensemble était harmonieux ou en tout cas en phase avec le périmètre voisin.

La nuit était tombée depuis peu et la pluie depuis fort longtemps, l’ensemble des deux donnait à l’endroit une teneur bien en phase avec le contenu et le but de la visite.

L’arrivée à l’heure fut appréciée.

Elle était comme on l’imagine, les cheveux en pagaille et le fard appuyé, la poitrine opulente et la taille minimum, l’odeur d’encens entourait le lieu, la lumière discrète et l’humidité ambiante finissait de poser le cadre de cette rencontre.

J'étais là pour mon avenir incertain à ces heures et à certains aussi.

Je m'assis face à une nappe odorante quelques jeux de cartes allongés de façon négligé me laissait entrevoir la suite de l'heure qui allait se passer.

Le but de la visite dans ces moments voilés était de deviner la suite de ce jeu délicat ou quelques ans avant je m'étais aventuré.

Qu'allait il sortir de ces cartes alignées , de cette vision que l'on vient chercher,  de cette thérapie de gentil petit paumé.

On passait du pathétique au petit déjeuner au pitoyable pour se coucher.

Dans quel état se retrouve t'on pour pousser de façon frénétique la porte de ces salons particuliers ou l'on vient s'enivrer de propos trés habiles prêts à réconforter l'amoureux transit et déçu, les solitudes comme trains de vie, les habitudes comme seuls soucis.

Quel désarroi a t'on franchi pour à ce point s'abandonner à un jeu de cartes bien abimés.

Pendant cette heure passée à écouter sans se presser, la douce parole d'un conte de fée, le temps s'arrête  sans y penser.

Puis le retour  à la vérité, ta vie de chien et ses ratés,  ton peu d'entrain, la satiété comme une faim non désirée.

Voilà pour cette vie de rien qui te mène du soir au matin mais que décide t'on vraiment de tous ces moments de mélancolie ou la dérision s'invite comme ultime rempart à l'envie, de ces instants secrets ou l'ennui est un art alangui.

On se prend au jeu de ce futur promis, de cette projection qui masque le présent, de ces bouts de propos qui se veulent élégants.

Posté par emile davis à 18:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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