20 novembre 2006
BIO (du pseudo)
Emile Davis
Né d'une mère choriste dans un orchestre de bal,
Son talent ayant du mal à émerger
Et d'un père trompettiste tuberculeux,
Qui lui donna ce style inimitable,
Il vécu dans un 80 mètres carrés
Accompagné de ses 6 frères et sœurs
Attendant son heure
Comme d'autres attendent le bus.
Il débuta sur le tard pour finir tôt
Et joua dans les bars
Ayant marre des bistrots
Et puis ce fut la gloire
Et soudain le chaos.
Voila pour cette histoire
Et ce nom rigolo
19 novembre 2006
Hors sujet ( verbe et complément)
"Mais c'est de la merde"
(Slogan intemporel, universel et péremptoire inventé par JEAN-PIERRE COFFE lors d'une émission télé sur la filière porcine)
Tout cela avait bien commencé, j'avais pu éviter roumanoff chez drucker, mais lors d'un zap incontrôlé je tombe sur Coffe en tablier. Comme on n'est pas sur canal, on échappe au pire, il n'est pas nu dessous, mais bon, il se sent tellement crédible qu'il est obligé d'en rajouter sur le coté terroir, pourtant lui c'est surtout le tiroir qui doit l'intéresser, le tiroir caisse bien entendu. Le voilà donc sur le plateau à une heure de grande écoute en train de nous vanter la qualité d'un bon foie gras.
L’art de gaver, il connait et pas que les oies et les canards. Il a du boire de la gnole avant de rentrer, et vu la tremblote, on comprend le pourquoi du tablier. En plus le foie gras par principe c'est gras, et donc il a toute ses chances(le foie) de finir sur le parquet, en ayant transiter par le tablier et par le canapé, Michel ,en face, retient son souffle, l’invité, son fou rire et nous autres devant le poste, on se régale des plans rapprochés du cadreur, nous montrant un foie tressautant comme un touriste dans un 4x4 sur une piste du sahel en plein désert.
Le pire est cependant évité, mais de justesse, un assistant abrégeant la démonstration. Comme si cela ne suffisait pas, il n'est pas arrivé tout seul sur le plateau, mais avec une oie et un canard, on le sent sur de lui pour être entouré de la sorte ! Imagine le jour ou il va nous parler de l'escalope de veau ou du steak d'autruche, il va être obligé de nous présenter sa chronique du zoo de Vincennes pour des raisons de sécurité mais aussi de salubrité. Met un veau 2 heures sur un plateau, t'as plus qu'à inviter CANDELORO pour une démonstration de patinage. JEAN-PIERRE COFFE a trouvé sa voie, son créneau sa niche.
Il commence par hasard, un beau jour à canal + en faisant les marchés, il nous dépeint ces lieux plein de vie avec une verve certaine, mais bon rien de trépidant entre les légumes pour la soupe, et ceux pour la poule au pot, on s'endort un peu. DELARUE n'a pas encore son oreillette, mais déjà ses lunettes.
Comme on a du mal à croire qu'il fait les marchés, il arrive jour après jour avec un tombereau de victuailles; Il en met plein la table, ça déborde, tombe par terre, mais c'est bon enfant et Delarue n'a pas encore de restaurant, alors à la fin de l’émission, tout le monde se partage les restes. Tout cela est banal jusqu'au tournant de sa carrière: Un beau jour l'émission a pour thème, la filière porcine.
Sur le plateau donc, un cochon entier en pièces détachés, de la tête à la queue, il y en a 600 kilos sur la table, de la charcuterie partout, du boudin, du pâté, de la croute, du pâté croute, on se croirait à Rungis à 5 heures du matin, certains suffoquent, d’autres goûtent, la vraie foire, la distribution de fin d'émission sera pitoyable, et créera tes tensions tenaces au sein de la rédaction, tout le monde s'en souvient encore.
L’ambiance est donc festive quand soudain mon bon JEAN -PIERRE tombe en pamoison devant une vulgaire tranche de jambon emballé sous vide.
La vie est faite de rencontres, celle ci va compter pour lui, elle va d'abord le laisser coi, puis dans une fulgurance dont il a le secret, il va éructer une phrase à jamais gravé dans nos mémoires.
"MAIS C'EST DE LA MERDE
Devant une assistance médusé de tant d'audace, il prendra à bras le corps cette modeste tranche dégoulinante, la tiendra un instant du bout de ses doigts, elle en tremble encore (lui aussi), et la jettera au milieu de la pièce. Le silence qui suivi, fut intense, juste interrompu par DELARUE qui avait de la buée sur ses lunettes à cause de l'émotion, et qui donc ne savait pas d'ou venait la tranche et qui était l'auteur de ce lancer iconoclaste. L’émission se terminera dans le silence, la sensation d'avoir vécu un grand moment étreignait les gorges.
Un slogan était né, une carrière explosait tout le monde était bouche bée.
Le propos comme carte de visite, il commença par des cassettes vidéo.... de recettes. Très pratique, soit tu amènes ta télé dans la cuisine, tu regardes l'écran et tu essayes de ne pas remuer à coté de la casserolle, pas évident, soit tu amènes la gazinière au salon et tu emboucanes ton appartement pour une semaine, parce que les recettes de JEAN PIERRE ce n’est pas des sushis mais plutôt des soucis...gastriques en plus. La recette, tu la commences le lundi pour manger le dimanche qui suit.
C’est du rural, ça colle d'abord dans la poele, ensuite dans la bouche, faut boire, ensuite la digestion, je te raconte pas. Du choux, de la betterave, des bas morceaux, tu fais tout cuire 36 heures à feu doux, en plus tu fais des tours de garde la nuit, tu remues souvent pour éviter la prise, sinon la marmite est foutue, un CAP de maçon n'est pas inutile, d’ailleurs en final, il te faut une truelle et une tronçonneuse pour en venir à bout. Il s'apercevra que la cassette, ce n'est pas l'idéale pour cuisiner il sortira donc des livres, et fera des émissions de radio .Il va décliner son slogan sous toutes les formes avant de décliner lui même, écumant les plateaux télé comme d'autres le bouillon du pot au feu, il va au gré des saisons nous casser (les noix), nous gaver(les oies)
Nous les briser (comme la pâte), et parfois nous faire c.... (Sans avoir gouté à ses recettes).Il s'accroche à son créneau, attendant la retraite.
Avec lui, ce qui est bien, c'est que tu sais ce qu'est une indigestion sans avoir manger.
