18 novembre 2006
Milliardaire ou clochard mais jamais fonctionnaire
Fonctionnaires
On ne naît pas fonctionnaire, on le devient non pas par vocation mais par inclinaison.
Jamais vu un ado de 15 ans dire : papa je veux travailler à la poste ou, papa c'est quoi la caf ?
À preuve dans les forums d'emplois, tu as toujours des supers métiers, avocat, kiné, prof de sport, pilote de chasse, mais jamais guichetier à la cpam, caissier principal à la préfecture.
On rentre là dedans par concours, si c'est vrai ! ! ! ! Enfin il faut surtout connaître 3 choses.
1 savoir lire l'heure et savoir anticiper face à la pendule
2 savoir décrypter une fiche de paye.
3 connaître au moins 3 abréviations CE, RTT, AG. CE pour l'alimentation et les loisirs, RTT pour le repos suite à la fatigue virtuelle et AG quand la fatigue est trop forte et les conditions de travail inacceptables.
La fiche de paye va t'occuper le début du mois, 1 page pour le décompte des heures, des récups, des congés, RTT, loi Aubry etc. et une page pour le salaire là c'est moins drôle.
La deuxième semaine tu vas bosser un peu, deux, trois papiers, ranger le bureau, la troisième c'est le début de l'ennui, et la quatrième, c'est la déprime. C’est tellement long quand tu es fonctionnaire que le temps de travail a été réduit au minimum, pour éviter que les gens s'ennuient de ne rien faire.
La journée commence par la machine à café, aussi importante que la photocopieuse pour un fonctionnaire, quoiqu'il soit difficile de ramener un café à la maison alors que les photocopies.
Réunion matinale donc, il va bien falloir un ou deux cafés pour tenir jusqu'à midi un stylo à la main sans écrire, pas facile, le regard sur le tableau d'affichage du ce, et l'esprit ailleurs dans le futur camping-car vu cet été au salon de luz-ardiden. Certains jours le chef de service (sévices pour les uns)
Pour chasser le monde agglutiné autour de la machine à café est obligé d'enfumer le lieu comme un apiculteur avec les abeilles, seul solution pour que chacun retourne à son poste. Arrive midi ou plutôt 11h30 les sacs s'agitent chez les dames, les sacoches en simili skaï avec sangles chez les hommes. La recherche du ticket restaurant peut commencer, le choix entre la cantine et le resto du coin sera le sujet de discussion, le budget des uns et des autres, le début ou la fin du mois, permettant parfois le "fromage et dessert" si souvent espéré mais rarement atteint.
Le début de la semaine sera consacré à la description du week end souvent calamiteux, vendredi midi dimanche soir c'est long passé entre deux randonnées une à pied l'autre à vtt, une sortie rituelle, au centre commercial, consommer oui, dépenser non.
Vers 13h30, retour au poste en repassant par la machine à café, moins cher qu'à la cantine.
L’après midi, l'enfer se dessine, à l'ennui de ce labeur absent va s'ajouter, l'envie de la sieste qui va de pair avec une digestion délicate, la cantine bien que contrôlé par un diététicien ne pouvant pour 5 euros épargner un estomac peu habitué à travailler lui aussi. Essayer de tenir un stylo, sans écrire, en regardant sa montre, sans s'endormir et en ayant des douleurs abdominales pendant 3 heures et vous saurez pourquoi les fonctionnaires sortent plus tôt que les écoliers.
Une fois sorti quoi faire, les courses, le CE s'en charge. Ah le CE, heureusement qu'il existe celui là.
Bon en début d'année c'est assez calme, 4 jours en car à chamrousse, même si tu ne skies pas, c'est tellement une affaire que tu y va. Ça s'agite un peu avant l'été pour les vacances dans des centres ou tu retrouves tes collègues en short de chez décathlon, les plus riches seront en quechua la marque fétiche du fonctionnaire en goguette. Mais c'est surtout la fin d'année qui va révéler l'utilité du CE.
Ah ce florilège de chocolats à px cassés, de vins ou tu peux mettre ton nom sur la bouteille par carton de 12, champagne au px de la clairette, marrons glacés entiers au px des miettes. Ah les heures à chiffrer, à calculer, à recalculer, à commander enfin, faire des affaires grâce au CE et puis surtout occuper ses heures inutiles à des fins alimentaires. que ne ferait t'on pas pour éviter l'ennui de ces millions de fonctionnaires heureusement les photocopies fusent dans tous les sens.
Foie gras au prix du pâté, e repas de noël aura lieu à moindre frais. Ceux qui croient que le CE sert d'interface sociale entre le haut et le bas ont raison sauf que le haut, c'est l'œsophage et le bas le rectum. Rôle alimentaire avant tout, il permet ou plutôt il évite la dépression qui sévit souvent devant ces bureaux métalliques aux chaises rembourrées certes, mais d'une autre époque. Au bout de 2 ans le pli est pris, 30 ans et quelques échelons plus tard, la motivation sera aussi frêle que la flamme d'une bougie sur le balcon de pavarotti quand il vocalise un soir de grand vent.
La plupart ne se rendent pas compte qu'ils sont à la retraite, tout bon fonctionnaire ayant recréé à la maison l'atmosphère du bureau .Ikea pour les plus pingres, camif pour les plus chanceux encore que!
Et habitat pour les plus dépensiers sera passé par là. Le bureau, les classeurs sans rien à classer, l’ordinateur, objet culte du service public, mais ca c'est une autre histoire. Tout rappelle le boulot, ah les heures passés à faire ses comptes, à faire des prévisions, des simulations, des projections. Une sorte de vie par procuration, des heures à se pencher sur un sujet, sans forcément un résultat, mais quel plaisir d'exister à défaut d'exulter. Voilà donc le parcours de pas mal de nos concitoyens. Certains peuvent éviter les regards mais d'autres sur le bord de nos routes n'ont pas cette chance et sont obligés de se cacher au fond de leur j 5 entre deux tas de graviers en attendant l'heure de rentrer au dépôt. Avec un peu de chance ils vont croiser le car scolaire de leurs enfants, le jeu étant de savoir qui va goûter le premier à la maison.
point de vue ( d'un looser fatiguant et fatigué)

17 novembre 2006
Bientôt les "looses brothers"
PITCH :L'histoire de deux frangins qui n'ont pas raté que des trains.
15 novembre 2006
le pourquoi du comment on ne veut pas viellir
Le troisième âge
Tranches de vie et tranches horaires aussi. Le matin, la place est au troisième age,
Normal, la prostate, l'insomnie (le chat n'est pas rentré) et télématin, vont le propulser hors du lit.
Une fois levé, quoi faire, arroser le jardin ? Lire le journal local, rubrique nécro ?ça va être vite fait tout ça. Sortir ? Mais ou? Le pain, mais là aussi ça ne prends pas longtemps.
La réponse, c’est le supermarché ,9 heures pétantes, comme dirait Stéphane bern.
Mais là aussi, en 10 minutes c'est fini, parce qu'aujourd'hui, le retraité est pressé.
Il est toujours impatient de ne plus rien avoir à faire, ça va lui laisser du temps pour son activité favorite, après la sieste, l’alimentation et la digestion (la digestion et les taches qui vont avec, celles sur le devant pendant la prise et celles derrière pendant la tentative d'évacuation). Son activité favorite donc, va être de râler, de ronchonner, de geindre, d’emmerder tout le monde quoi!
A la maison, c'est bobonne qui récolte le fruit de cette bonhommie, le chien est épargné pour des raisons non élucidés.
Questions:Pourquoi le petit vieux supporte mieux son chien que bobonne ?
: Pourquoi le chien du petit vieux craint la voiture et est donc obligé de passer devant pendant que bobonne digère derrière ? (Suralimentation ?) .
La moindre occasion va se révéler propice à l'exercice de ce talent qui va de pair avec la perte des cheveux chez les hommes, la moustache chez les femmes, et le transfert des poils des jambes de l'homme à la femme.
Les occasions ne vont pas manquer d'ailleurs, s’il en manque on en inventera.
Tout est sujet à mauvaise foi, paranoïa matinale qui sera alimentée en milieu de journée, par le journal de la une à treize heures.
Un train qui déraille de nuit en Andalousie et c'est la SNCF
Un accident de la route en patagonie et c'est la r9 qui va rester au garage pendant un mois.
La télé raccourcit les distances comme l'avion, mais elle rétrécit la cervelle, déjà qu'avec l'âge !
Alors avec huit heures assidues par jour, je ne vous dis pas le résultat.
Le matin, il y a les poubelles, bon c'est les siennes, ça va, mais celles du voisin, c’est autre chose.
D'abord même le voisin, c’est autre chose. Pourquoi il existe celui là ? Pourquoi on a inventé le voisin ? C’est l'ennemi de l’homme, celui là, il fait jamais comme il faudrait (comme on voudrait qu'il fasse).Il a jamais les mêmes horaires, les mêmes déchets et les mêmes habitudes.Oh, il en a des habitudes, mais elles sont mauvaises.
Donc on va ronchonner sur l'odeur, parce que ses propres poubelles sentent le "chanel 5 ",
Et celles du voisins (on devrait dire selles) sentent l'égout voir le dégoût.
Ensuite le voisin, il se reproduit, parfois bruyamment, mais encore ça, avec bobonne on supporte, ça émoustille, mais le résultat, ça hurle la nuit et ça crie la journée, en plus avec toutes ces grèves ils sont toujours à la maison.Le voisin a un chien lui aussi, normal, mais sujet de discorde là aussi sur les odeurs dans la cage d'escalier.
Et puis la télé ,le journal de ppda à travers la cloison ,le son sans l'image ,le top pendant que toi tu regardes les infos régionales,mix de france 3 avec tf1 ,parce que le voisin il a une télé avec paraboles :canal + pour le foot ,canalsat pour le tiercé.
On reconnaît un voisin à son portable et ses paraboles.
Les paraboles elles sont sur le balcon, rarement racontés a la fin d'un repas, et le portable c'est le must pour commander une "quatre fromages", de son balcon pendant que toi tu te tapes les restes de midi, et il en reste, le chien n'en veut pas.
Le vieux râle, il ne crie pas, il n'en a plus la force, il râle comme un entraînement pour l'ultime saut.
Il râle doucement ,il bougonne,en somme,ça fait moins de bruits ,mais c'est à l'unisson de tous les borborygmes qui les endroits qu'ils parlent.Tant de malheur si proche ,est ce possible.Parce que des massacres en Mongolie ça étonne,mais un chien écrasé par un poids lourd à cause la déviation tant attendue et jamais faite,c'est de l'émotion pure non feinte.Voilà donc la fin de journée qui va être réglé par la télé ,des chiffres et des lettres pour le coté culturel,la météo pour la sortie journalière au supermarché,les journaux télévisés le premier local,l'autre international (paris ,Marseille etc.....)
En principe, une première somnolence apparaît entre la météo et la pub, elle sera vite réprimandé, la première phase de sommeil s'accompagnant toujours d'un montée en régime bruyante.Le téléfilm viendra achever cette journée, le générique ayant le rôle du réveil qui te montre qu'il faut aller se coucher.voilà donc une bien belle journée le pire c'est que demain il faut recommencer.
début de bio ( un peu triste mais zolien)
Granges les valence 1966 1967.
Peut importe l’année les souvenirs n’ont pas d’age on allait déménager quitter l’avenue de Verdun pour aller de l’autre coté du fleuve, sur l’autre rive nouveau départ chacun le souhaitait mais la réalité est plus forte parfois que les désirs.
On devenait copropriétaire, nouveau riche au bord d’un champ d’un 80 m2 avec vue sur le néant, ça changeait des étages et de la cage d’escalier qui n’en finissait jamais.
Accession à la propriété certes mais pas encore à la propreté, la salle de bain devait être obligatoire en ces temps là comme une place de parking aujourd’hui, elle était sûrement rajoutée dans le peu de mètres carrés qui restait.
Un bain le dimanche et toujours collectif on vérifiait le niveau à la crasse sur le rebord et le reste de la semaine devant le lavabo, on se passer un gant pour avoir l’air plus frais et puis brossage des dents au fur et à mesure qu’elles se gâtaient.
La cité comme on n’aimait pas la nommer était au milieu des champs mais tout cela n’allait pas durer.
3 immeubles et 2 tours disposés, au milieu un jardin et quelques jeux d’enfants le bac à sable avec la nouveauté des roches ensablés, mon frère Philippe s’en souviendra longtemps de son saut dans le sable, vicieuse une souche s’était caché son pied en saignera dans a baignoire, pour une fois qu’on allait dans la baignoire en dehors du dimanche.
Le temps s’écoulait avec l’usine d’à coté l’école à proximité .
13 novembre 2006
faut un début à tout et une faim de loup

