Gagner sa vie ça coûte cher

05 octobre 2013

54 balais et pas vraiment maniaque...

C'est le jour ou faut écrire un mot, le jour ou faut faire le bilan et qu'il soit utile comme il se doit...
Faut éviter d'être lourd et pénible, faut donc être léger et aérien, utiliser la volute et la métaphore comme outils de jardin, pour pas lasser...
Faire le point ... D'exclamation si possible....
Regarder le parcours sans GPS et lire la carte à la loupe pour y déceler une once voir deux arpents de lignes droites....
J'aurais du être pilote de rallye car la ligne droite en définitive, c'est moyen mon truc...
J'aime les courbes ( toutes) et les épingles dans les cheveux...
Le fossé ...? Moins mais passage obligé quand la conduite est approximative et que le bolide a plus de chevaux que toi d'idées préconçues.....
Mais que de paysages, de visions et de curiosités, que de surprises !!! Oh t'es la toi !!!!
Quelques tunnels.... Mis bout a bout... C'est long comme un repas avec ...( mettez le prénom que vous voulez, il y a l'embarras du choix)... Sans éclairage et une vue de l'esprit, tu navigues à la voile .... En sortant les rames...
Faut des gros bras...j'en ai pas...
Faut compenser avec le cortex et l'imagination...
Voir du blanc quand c'est noir et du rose quand c'est gris ....
Déformations des couleurs et faute de goûts vont bien ensemble ....
Je pourrais divaguer pendant des minutes entières ( quel talent) mais je vais aller guetter mon tissu relationnel en ce jour symbolique et voir combien se rappelle de cette date fameuse qui vit venir sur terre un souci de plus ...
JMC 05/10/1959

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Humeur...

L'égo est le lexomil du pauvre d'esprit....

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20 août 2012

EUROPE

Le français est un espagnol qui se prend pour un allemand.

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16 octobre 2008

PARACHUTE DORE

PARACHUTE DORE...........

SILENCE ET VOLUPTE

APRES TANT D'ANNEES

TANT DE BRUIT DE COULOIR....

DE COMPROMIS

DE POUVOIR.....

PARACHUTE DORE............

CALME ET PROPRIETE

APRES TANT D'ENVIES

TANT DE TOUT, DE RIEN, DE VOUS

DE SE TENIR A GENOUX

MALGRE TOUT

PARACHUTE DORE...........

EAUX BLEUES ET SATIETE

APRES TANT D'ENNUI

DE TRACAS

DE SOUCIS......

PARACHUTE DORE.............

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10 juillet 2008

JCVD..........

Double méprise que ce JCVD  pour le moins étonnant à plus d’un titre voir d’un sous titre.

Au hasard d’une file d’attente embrumée sous des faux airs de pseudo intello du muscle non lisse, je fis ce constat amer comme un ristretto de bon aloi que la partie ne serait pas gagnée au vu d’un brouillage d’image trop parfait.

Les cloisons ont été crées pour un respect sans excès. A force de casser des briques en bon adepte de l’effet sur dimensionné, mon JCVD avait attiré une file plutôt bodybuildée à l’aller et pétrifiée au retour.

Entre l’intello qui a fait vœu de chasteté vandamesque et l’hypertrophié protéiné, il n’y avait que peu de place pour l’esprit libre qui tente, suite à un buzz bien agencé,  de se faire une contre idée de ce funeste homme qui détient en lui ce qui dérange les castes bien ordonnées des pensées formatés à la lutte des classes quelles qu’elles soient.

Le convenu se cache sous de multiples atours qui s’auto déclare essentiel et sans appel.

La lutte des castes opposée à la lutte des classes.

La tolérance zéro à l’usage des initiés…….Le rejet pur et simple du cerveau qui borde son parcours d’un imaginaire bien irrigué…….

Résultat, un score qui méritait mieux sans doute…….

Moi j’ai kiffé, comme dirait un marocain trop connu……..et  je ne peux faire mieux que de conseiller ce pur moment de plaisir……..

Le décalage qui nourrit les douteux, les ceussses qui ouvrent encore les yeux et qui devinent derrière chacune et chacun une faille, celle qui ouvre la troisième dimension, celle qui grandit l’âme………

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02 mai 2008

HABILLE POUR L'HIVER

DIGRESSION VESTIMENTAIRE ET CAPILLAIRE

Mon truc en définitive, je m’en rendais compte au fur et à mesure de mes rencontres dans le cadre d'un labeur harassant, était de faire un état du désastre vestimentaire et capillaire de mes contemporains, et ce, à des fins enjouées et amusantes pour celui qui ne supportait pas le but de mes remarques légitimes et de bon goût.

Ces fameux autochtones ouvriers et leurs pendants encostumés étaient de toute façon bien obligés d’accepter mon aide humoristique et mes sarcasmes fort à propos, attendant dans un silence fielleux la fin du mois pour un virement minimum afin assurer le désastre de cette vie de banlieue à transport communautaire et odeurs prononcées.

Mon sens de la description désastreuse et de la métaphore alimentaire pour taper dans le mille et déceler une erreur infime dans l’accoutrement chevaleresque de mes collaborateurs me fit un nombre incandescent d’ennemis intimes, de salariés ulcérés, de sous fifres vexés, de lécheurs alléchés, de courbettes appuyées et de vengeances qui attendaient leur heure comme d’autres attendent la leur.

Certes se vêtir et se doter d’une coiffe personnelle et de bon aloi est un passe temps qui obère d’autres activités mais il en est de la façon dont vous désirez véhiculer votre image et votre fond.

De part mes fonctions et mon statut de nanti narcissique et de chef d’entreprise à tête de sale gosse, je me devais de prévoir et de budgéter une garde robe et une coupe décente quelque soit la période de l’année ou le moment de la journée.

L’élégance a un prix que beaucoup négligent, je ne sais pour quelles raisons. Combien de quolibets auraient pu être évités avec un costume à la coupe impeccable, combien de remarques justes et dégradantes auraient pu être esquivées avec des chaussures dignes de ce nom, combien de rires cachés auraient pu ne pas exister si les cheveux avaient respecté une bienséance qui sied en milieu collectif même si celui-ci est ouvrier.

Regardez bien autour de vous et ce ne sera que mélange de couleurs, de formes et de matières disgracieuses, certes le regard doit être éduqué et le verbe aiguisé, mais quand je pense aux heures et au budget que je consacre pour moi-même et pour mes enfants à cette fonction à but relationnel avec son prochain, je me dis que certains devraient faire des efforts et en nombre suffisant pour compenser l’indigence et la pollution visuelle que représentent des déguisements outranciers pour qui sait se recouvrir d’étoffes de talent coupées avec minutie par des tailleurs assis aux fonds de leurs échoppes.

Il en va aussi par ailleurs d’un mimétisme corporatiste qui ne supporte aucun écart, l’ouvrier ne s’habille pas comme l’employé, le commercial pas plus que le professeur fut il agrégé, le cadre sup. et le PDG.

L’ouvrier donc cumule sans le savoir une somme de mauvais goût que seul un acharnement imbécile peut justifier. Heureusement, la soulte mensuelle ne lui permet pas d’en rajouter, car ce serait un affront à nos yeux ébahis de tant d’audace dans l’erreur fatale.

Le salarié de base utilise souvent des matières issues de la chimie organique, donc pétrolifère, le plastique et les polymères à chaînes multiples ont la faveur et la sudation qui en découle (eh oui) rajoute à la vue, l’odeur en fin de journée.

Comme en principe il est voué à des taches qui réclament plus d’efforts physiques que cérébraux, la sudation est grandement amplifiée.

Hors, ces matières retiennent assez mal l’ingurgitation de cannettes de bières qui donnent une dimension à ces ventres très reconnaissables en ce milieu besogneux.

Tout est acheté en supermarché, bien entendu, pas le temps ni l’éducation pour promener en centre ville, endroit idyllique pour qui sait se vêtir et ou se trouve de jolies boutiques qui n’attendent qu’une chose, habiller le passant.

En somme un budget ridicule pour un apparat qui ne l’est pas moins.

L’employé diffère de l’ouvrier par le fait qu’il croit s’habiller comme le patron mais qu’il atteint rarement ce petit truc qui fait la classe et l’élégance, certes le costume est là, souvent mal taillé, mais peut on atteindre l’ultime pour une dîme ridicule, les chaussures sont plastifiés bien entendu, pale copie de modèles de banquiers.

L’employé fait la fortune de la copie, il s’essaye à l’art de l’achat de classe avec un budget somme toute limité et fréquente de façon assidue des boutiques qui copient sans vergogne des idées de créateurs acharnés et cotés.

En fait, l’employé s’habille de façon factice et essaye de faire illusion dans les rames de métro.

Tu rajoutes la valisette ou il emmène le soir du travail lui aussi factice et tu comprendras pourquoi il est si fier de ne pas ressembler à l’ennemi secret : le blaireau d’ouvrier.

Le commercial quand à lui rajoute à la panoplie de l’employé modèle, la voiture de fonction et le téléphone portable, la carte de visite et la panoplie ZARA, du nom de ce prolixe espagnol qui a su faire croire aux VRP exclusifs que le luxe était un concept et qu’une bonne coupe pouvait se copier à l’usage.

Des pieds à la tête combien en ai-je croisé au détour de salons, les chaussures acérées comme des dents de requins, la chemise extérieure et le pantalon rayé. Quelle facétie de se vêtir de la sorte à des fins marketing.

La soulte mensuelle est certes plus agréable, ce qui va permette de rajouter un ou deux accessoires qui vont finir d’asseoir cette image ridicule.

Arrive enfin le prof, la catégorie reine, l’anti consumérisme en milieu citadin, le choc visuel, la gène rien qu’à la vue, le trouble, le questionnement, l’ineffable en tissu, l’incroyable en tenue, l’à peine imaginable sous vos yeux et ceux de vos enfants, le prof et son pendant féminin la prof.

A vouloir créer des concepts, ils y sont arrivés, à vouloir se démarquer, ils ont atteint le graal du mauvais goût, du choix hasardeux.

La chemise à carreaux n’a pas été inventé pour des bûcherons canadiens mais pour des profs français qui du coup ressemblent à des bucherons canadiens, ils croient que la bové attitude avec sudation en corollaire est un étendard dressé à la face des dirigeants qui se moquent bien de toute façon de cet art premier qui consiste dans un mimétisme parfait de se doter d'apparats aussi disgracieux que ridicules dans ces classes surchauffées.

Ça commence par les chaussures orthopédiques en hiver, oui vous savez, les pantoufles de l’extérieur qui sonnent au doux nom de Mephisto, suivi dés que les beaux jours arrivent par des sandales tout droit sorti d’un film d’Astérix, l’art du bon goût à l’usage du rectorat.

Autant le prof suinte des aisselles suite au désastre précité, autant il s'aère les orteils avec précaution et méticulosité.

Lors d’un précédent texte, j’avais expliqué que les profs croyaient que DECATHLON était un magasin de prêt-à-porter, et c’est vrai que lorsque tu vois lors de réunions parents profs, la légèreté avec laquelle ils osent sortir et se montrer, tu te demandes qui a bien pu leur faire croire une sornette pareille.

L’apparence pour eux est une tare, le paraître, un camouflage indigent d’une vacuité consumériste, un effort en ce sens est un parjure, un écart, un manquement à la solidarité vestimentaire, une bouteille de parfum à la fête des pères et c’est la honte suprême, un cadeau inutile style un accessoire modeux et c’est une remise en question de l’éducation, de ces heures à scrabbleler sur des sofas aigris, de ces loupiots qui n’ont pas compris.

Ils ont une telle aversion à la consommation qu’ils ont un catalogue ou tu peux te vêtir des pieds à la tête et en profiter pour t’acheter un PC.

J’ai consulté un jour et j’ai dû consulter dans l’heure qui suivit, c’est vous dire.

Reste la coiffure et le collier, le fameux collier qui te donne l’air, et la sacoche, ah la sacoche !!!!!!!

Différents types de coupes, l’autarcique avec la tondeuse achetée sur le fameux catalogue, la larzacienne issue du plateau du même nom ou l’art de ressembler à un mouton dans un sens métaphorique inversé, l’issurte pour ce coté rebelle en salle des profs ou en randonnée et enfin la non coupe, celle qui fait chavirer, qu’on ne classe pas, que l’on ne peut d’ailleurs, le refus de ses gênes, je veux parler bien sûr du «couettou »

Petite couette, qui donne à penser que monsieur est un créatif à guitares allumées, à poèmes enflammés, et à toiles immaculées.

Le petit élastique qui va bien, qui donne le look au bonhomme et qui fait s’épancher la horde de précieuses aux pieds de leurs casiers ou s’entassent pèle mêle des secrets bien cachés, mais j’y arrive !!!!!!!

LA prof, celle qui n’ose se farder pour émoustiller l’équipage celle qui s’achète des pantalons comme un paysan s’achète un treillis, celle qui ne supporte pas que l’on puisse s’intéresser à autre chose qu’à son parcours, son cursus, ses diplômes, son intellect, son érudition, son savoir, ses recettes, qui se met en colère à la moindre connotation graveleuse, qui pense que la forme est une erreur cosmique, que l’apparat est réducteur et concerne les belles qui ne sont cérébrales que pour tenir debout et plus souvent allongés, qui confondent maquillage et fardage, qui veulent qu’on les aime pour leur vocabulaire, et se gaussent des talons qui forment les silhouettes.

La femme prof se frustre par mimétisme et montre de façon vestimentaire son tourment personnel entre le désir de plaire à son pédago qui fantasme en secret et de ne pas déplaire à son entourage professionnel.

Je n’ose imaginer la lingerie issue des plaines du sud des Etats-Unis ou le coton est roi qui affuble ces corps en attente de tourments indicibles.

Mais faire un scrabble avant de s’envoyer au septième ciel est une mise en bouche que seuls quelques Capessiens et agrégés goûtent avec plaisir.

Reste le cadre Sup et le PDG………... Mais ça vaut la peine d’un autre billet…………………..

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23 octobre 2007

VUE DU CIEL ET D 'UN SAIN D 'ESPRIT

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LE PDG

Fallait bien que je vous raconte la vie de misère que l’on mène de nos jours, harcelé que l’on est par une imposition démentielle et un désamour d’une partie importante de la population.

Ce billet n’aura d’ailleurs pas d’autre but que de réhabiliter notre dur métier, et de faire comprendre la difficulté quotidienne de ces plannings surchargés.

La journée commence tôt en principe pour moi, en effet mes enfants commencent à huit heures et je me dois de les accompagner à l’école, je vous laisse donc deviner l’heure à laquelle je me lève, et encore, je n’ai pas à préparer le petit déjeuner fort heureusement.

Ensuite, cette route interminable pour l’usine, là encore Raymond m’a acheté les journaux et cela permet de trouver le temps moins long, et puis j’ai horreur de conduire le matin, mal réveillé sans doute, faut dire ça fait tôt, c’est pas les profs de mes enfants qui diront le contraire.

Arrivé à l’usine après dix minutes de voiture, je fonce dans mon bureau pour m’affaler dans ce qui se fait de mieux en ces heures matinales, un beau vrai fauteuil de PDG, cuir et accoudoirs.

Ma seconde maman est arrivée bien avant pour chauffer le salon qui me sert de bureau et la cafetière qui me sert à tenir ce rythme infernal.

Je vous vois déjà horrifiés devant ce début de journée, ah, vous croyez quoi, que c’est facile tous les jours, qu’on s’amuse, qu’on joue, et bien non c’est le bagne, Cayenne comme le 4X4 PORSCHE de ma douce.

Bon je m’énerve, faut pas, je continue donc de vous décrire l’indicible parce qu’une journée de PDG c’est long comme un mois de RMiste et donc va falloir être endurant pour mémoriser tout ce que l’on peut faire dans un laps de temps limité.

Il y a un nombre de réunions incroyables que tu dois présider, donc animer, des entretiens par milliers avec des collaborateurs qui ne sont pas toujours d’un grand intérêt, je dirais même jamais.

Il faut de toute façon bien savoir l’ingratitude des gens à notre égard, eux ne voient que la façade rien de plus.

Et puis les pieds croisés sur un bureau ne sont qu’une position qui permet de pouvoir endurer la position verticale pendant des heures, immobile, une coupe à la main en écoutant des phrases impossibles.

Mais je me plains, ce n’est pas bon, je vais donc continuer.

Une fois installé devant ton café en train de touiller avec l’air empli d’un mille pattes qui vient de s’apercevoir que le passage à niveau est fermé et que la moitié de ses baskets vont y passer, et d’attendre le courrier du jour à signer, tu vas passer quelques coups de fils à des connaissances et attendre midi pour le premier repas d’affaires car notre métier, c’est le repas à des faims ambitieuses.

Les agapes jouent un rôle primordial dans la tenue d’une holding et se sustenter fait partie des moments importants qui vont aider à la pérennité d’une entreprise vacillante sur ses fondements.

Ainsi on se doit, soit de sacrifier une ligne svelte afin que son entreprise perdure, ou s’abonner à des clubs de remise en forme citadine ou tu vas suer pendant une heure voir davantage pour éliminer le surplus que tu es bien obligé de stocker au fur et à mesure de tes rendez vous alimentaires.

Peu de gens savent le calvaire de ces heures assis sur des fauteuils certes très confortables, ou tu écoutes d’une oreille discrètement attentive, le déballage argumenté d’un commercial ingénieux qui se torture le cuir chevelu afin de te prouver la qualité unique de sa production ouvrière, qui arrive par conteneur d’un pays, ou le commerce est équitable quoique l’on ne sache pas vraiment pour qui.

Peu de gens savent ce qu’est l’engourdissement suite à un ou deux verres de vin de châtelain, et ce qu’est la lutte pour tenir les yeux ouverts et le cerveau en position réception.

N’oubliez pas quand même que je me suis levé très tôt pour des raisons familiales, et que peu d’ouvriers ou d’employés modèles font l’effort d’accompagner leur progéniture à l’école.

Le repas dure en principe une paire d’heures et s’étiole comme la facture et la note de frais correspondante.

Après cette prouesse qui demande un minimum de talent de simulation, tu vas attaquer ta deuxième partie de journée par une série de réunions toutes aussi insipides les unes que les autres, mais les gens aiment te voir, ils touchent la grâce et ont l’impression d’exister en échangeant quelques bribes de points de vue ridicules dont je ne tiendrais nullement compte, manquerait plus que j’écoute les sornettes socio professionnelles de mes salariés.

De réunion en réunion, de visites en visites, de courtoisie fielleuse en savoir vivre à sourire prononcé, l’après midi va se loger dans mon QUO VADIS numérique qui porte le doux nom de PALM.

Jouet indispensable pour l’homme à planning adipeux qui doit stocker ses infos rituelles afin de ne pas zapper un rendez vous inutile ou un entretien sirupeux à but d’émoluments mensuels et qui finira de toute façon par un refus poli, souriant mais sincère.

Un PALM pour la direction, et des rames pour le reste de l’équipage, les choses sont bien faites, si ce n’est que les rames numériques n’existent pas encore et que les différents échelons de l’échelle sociale doivent se contenter d’ampoules aux mains si elles veulent grimper sur ce chemin ambitieux qui leur permettra au bout de quelques années arpenteuses, de savourer le parcours, avant de se faire mettre dehors avec un chèque et une dépression corollaire.

Deuxième objet très important pour un PDG, sa secrétaire, oui sa secrétaire (pas son).

C’est le seul membre du personnel qui n’est pas choisi sur CV et lettre de motivation mais par casting, il est important en effet d’être entouré de beaux objets ou la grâce n’a pas deux S et un I.

Le mobilier, l’éclairage, l’ambiance et le personnel proche, très proche même, se doit d’être harmonieux pour adoucir la rigueur et la violence de ce métier que l’on croit calme et silencieux.

Une bonne secrétaire doit être assez grande et fine, agréable à la vue et au toucher, savoir de servir de sa bouche quand elle l’ouvre, et de ses mains quand elle pose une sucrette au fond d’une tasse de café en porcelaine de limoges.

De compagnie agréable, elle saura noter et satisfaire tous les désirs, et ils sont nombreux et variés, de son adorable supérieur à qui elle voue en secret une passion dévorante qui lui fait porter des talons parfois exagérés et lui donne quelques pamoisons quand son regard félin accompagne une remontrance au ton mielleux et ambigu.

Bon ne rêvez pas, tout cela reste dans le domaine du travail, et je ne tomberai pas dans le panneau de vous décrire ce qu’un séminaire ou un voyage d’affaires peut engendrer comme fin de journée ou début d’après midi.

Je vous laisse à vos imaginations débordantes quand il s’agit de fantasmer sur des corps alanguis en des lieux de réunions, ou je le répète, il est interdit de fumer même en cachette.

Les japonais font l’éloge de la sieste, qui parait-il, régénère les neurones et permet une efficacité accrue en fin de journée.

Pour ma part, il me semble, mais c’est mon humble avis, qu’un peu d’exercice corporel permet lui aussi de dégager les neurones et de se concentrer sur son labeur.

Et puis d’abord, quand tu as sous les yeux depuis neuf heures du matin une croupe et une crinière tournoyante, moi je peux vous dire que vous avez une envie soudaine de faire du poney et de passer le galop sept.

Bon, en ce qui concerne ma holding but Golding, c’est plus de la girafe que du poney, mais le résultat est le même, tu as après le déjeuner, un manque de concentration probant, une rigidité de comportement et une propension à t’emporter sans raison, que seuls quelques mouvements d’assouplissements peuvent faire disparaître.

Je parle, je cause, et la journée est bien entamée, il y a encore la salle de gym à honorer de ta présence pour garder un corps présentable en réunion et en agapes post déjeunétales.

En fin de journée, à l’heure ou la classe moyenne s’entasse pour s’en retourner au logis dans des moyens de transport ferroviaires et collectifs, où l’ouvrier fait une halte au bistrot du coin dans un but salvateur afin d’arriver à point et en forme au cabanon, où LA FRANCAISE DES JEUX bat son record de chiffre d’affaire et de ponction silencieuse, inodore, incolore, dans des portes monnaies squelettiques, en faisant croire au gratteur patenté qu’au bout de son ongle réincarné, se trouve la villa de ses rêves, je me retrouve face à mes plus fidèles collaborateurs, les plus fielleux aussi et débriefe cette douce journée qui pour moi n’est pas encore terminée.

À bord de verres alcoolisés, ils essayent de me faire croire de façon idiote à une motivation profonde, une foi infaillible, un désir de combat commercial, un don d’eux même, une fusion managériale, une addiction aux tableaux EXCEL, et ce afin que nos chaudrons et écuelles s’écoulent sur le marché comme le mauvais vin dans le deux pièces cuisine d’un syndicaliste à neurones dispersés.

Ils font assaut de bienveillance dans un but non avoué, je les écoute en me demandant comment écourter ces déluges obséquieux qui inondent mes pavillons auriculaires sans que je puisse alterner leurs platitudes entrepreneriales avec un trait d’humour qui allégerait leurs bêtises ambitieuses, celles-ci les poussant à converser en boucle autarcique, écoutant leur propos comme le fait leur promise les soirs ou les enfants partis chez les ancêtres, laissent la part belle à une libido en jachère pour cause de stress non géré.

Sur les coups de dix neuf heures, mon PALM salutaire me rappelle que je suis convié à une inauguration, suite à l’ouverture d’une nouvelle concession automobile de marque allemande et à logo étoilé.

Je remercie mes cadres de leurs remarques imbéciles, et les invite à remonter dans leur monospace de quadras catholiques, et demande à ma douce secrétaire si elle désire m’accompagner en ces lieux ou je m’ennuie profondément.

Je ne change de voiture qu’une fois par an, c’est déjà beaucoup je pense, mais je suis sollicité en permanence, c’est pénible et discourtois.

Bon, une bonne coupe de MUMM, et quelques regards appuyés feront passer ce moment perdu.

Ma fidèle secrétaire n’osant refuser de me laisser finir une journée de travail harassant seul, décide de monter avec moi à l’arrière de mon sofa, et nous voilà partis vers ce bâtiment avant gardiste ou s’entassent de façon harmonieuse quelques beaux spécimens de ce que l’industrie automobile fait de mieux pour un excellent rapport qualité prix.

Ceci bien sûr, pour celles et ceux qui savent à bon escient, voir le beau et reconnaître la finesse différentielle entre un vulgaire moyen de déplacement et un art de vivre autoroutier.

Quelques poignées de main et propos anodins plus tard, nous décidons de retourner en nos foyers respectifs, je raccompagnais ma secrétaire à sa voiture laissée sur le parking de l’usine et je filais dans la nuit, une odeur de parfum au bout du nez pour rester dans la tenue du texte qui se finit.

Arrivé à bon port, je me lovais dans un sofa profond comme les pensées d’un employé lambda devant un horodateur citadin à vocation collectrice un jour de semaine et demandais à Simone, ma servante, de me faire couler un bain que j’accompagnais avec plaisir de quelques productions japonisantes de bonne facture et de quelques framboises jetées dans une coupelle et saupoudrées de sucre glace donnant à ce délice un reflet argenté qui suffisait à me combler en cette fin de soirée…………………………………….

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26 septembre 2007

plateau tv intemporel

PLATEAU TV

Hier soir, grande soirée anniversaire à budget restreint sur la sixième chaîne de télévision française.

Vingt ans de séries de seconde classe ramassées dans les poubelles américaines de la Warner, et autant de programmes courts qui sont la marque de fabrique de cette création télévisuelle, on se devait de fêter cela de bonne façon et en bonne compagnie.

J’ai zappé le début insipide avec des images vues et revues mille et une fois, il est clair que la Six maîtrise depuis longtemps l’art du remplissage avec pas grand-chose, et que tenir des heures et des heures d’antenne avec un actionnaire plus prés de ses deniers que de son éthique première ne favorise pas le talent novateur et les idées qui décoiffent.

Après avoir passé au peigne fin ce qui peut retenir un auditoire qui oscille entre la sieste nocturne et l’envie d’en découdre avec l’oreiller, on s’approche doucement vers le clou de la soirée et le moment collector attendu.

C’est MOF qui a le privilège d’animer le talk chaud de deuxième partie avec un florilège de stars de second plan, d’anciens animateurs à démissions aigus ou licenciements secs, et de nouvelles stars qui se gargarisent devant un parterre de spectateurs médusés de tant d’audace.

On commence avec trois anciens de la chaîne et un ancêtre vénéré par la profession qui sévit à deux encablures de là.

On se serait cru à une rétro de canal avec beaucoup moins de choses à raconter, faut dire que la Six, question innovation,  a juste réussi à pomper un programme là encore américain, et à faire copuler une siliconée avec un vrai mais sincère con dans une piscine préfabriquée à rebords en bois et caméras cachés.

A l’époque, il n’en fallut guère plus pour crier au phénomène de société, comme quoi l’ennui est éternel devant ces écrans sulfurisés.

Les trois anciens combattants représentaient chacun une émission qui avait marquer ses vingt années de création pour petit et grand.

Capital, l’émission pour les loosers qui rêvent de l’être un tantinet moins, et qui se croient regarder une émission économique comme leur boss, alors qu’ils ne contemplent qu’une peopolisation boursière de ce qui fait avancer le salaire des uns et le désarroi des autres.

Regarder Capital, c’est faire partie du mouvement économique national et international, c’est se croire dans le système et croire en percer les rouages.

Culture pub, on continue dans le pathos égocentrique de la chaîne thématique, qui veut éveiller le basique au rang de conscience et qui veut décoder la façon dont on peut sans vaseline mais avec humour se faire faire un toucher rectal et recto verso.

Le loft, deux mots, une piscine, un patin, le résumé ultime de la saga à travers la serrure et l’oreille collé contre le montant, le voyeurisme comme étendard et l’audience comme caution solidaire.

Arrive enfin le seul moment d’émotion, Missel Drucker, qui évoque la mémoire de son défunt frère, chapeau et sincérité palpable.

On va continuer avec le retour du coming out de notre très cher maire de Paris, et l’émission va s’étioler en langueur avec deux ou trois illustres qui vont essayer de le rester, et le jury prétentieux et sur d’eux même de l’émission qui fait croire à chacun qu’il a une chance d’avoir l’air ridicule devant quatre érudits à costumes variés et qui pérorent de façon narcissique, l’oreille étant distraite devant ce miroir en trois dimensions de l’ambition illégitime et de l’usurpation de talent.

Ce n’est pas le hasard d’un artiste de passage suite à une promo bien ordonné et d’une chanteuse ethniquement correcte qui changera le cours des choses, et de ces petites vies avides de ce renvoi qui parfois nous emmènent jusqu’au rendu fatal.

Je finirais la soirée sur Internet et passerai sous silence la prestation sans talent de ce cher animateur qui pour des raisons que j’ignore a perdu le fiel qui faisait son talent……

Les sms vaseux d’une speakerine mal à l’aise ne changeront rien à la voie d’eau. Le sommeil me gagnait et je dus donc me résoudre à rater la fin de cette soirée d’anniversaire raté…………..

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19 avril 2007

PAUSE PRINTA-ESTIVALE

Presque 6 mois de blog, pas loin d'une centaine de post, des longs, des moins longs, des courts, des moins courts, des bons,  des moins bons, des pas mauvais, des pas terribles, il est temps d'aller en terrasse siroter du rosé en regardant les passantes................................

Pour celles et ceux qui veulent rester en contact, il y a toujours l'adresse mail au cas où une envie frénétique de papoter vous étreint....................

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16 avril 2007

HISTOIRE SANS FIN (mais non sans fond loin s'en faut)

Le printemps arrivait avec ses odeurs de pelouses fraichement tondues, ces journées qui s’étirent comme au sortir d’un long sommeil, ces envies de farniente, de sieste à l’ombre avec un vent léger adoucissant le thermomètre déjà vif en cette saison.

Le week-end s’annonçait avec ces départs vers le calme, ses marchés au soleil, ses promenades sans rythme assorties de discours sur l’air du temps, les douceurs et les petits riens qui embellissent ces heures en suspens, but d’une vie sans que cela ne paraisse.

Il avait décidé d’aller voir la mer, y tremper deux orteils sur un pantalon relevé, de se croire accompagné et de rêver enfin au bras d’une courtisane un instant hors de tout, ponctué par les heures sans certitudes aucunes.

Il fit la route en fin de journée, face à lui-même, à ses tourments, ses questions infinies sur la vie, ses envies, ses ennuis aussi.

Ses enfants étaient loin vers d’autres alpages riant à pleines dents de l’insouciance reine qui régit ses années, où les questions se posent et s’évaporent dans le tourbillon des jeux anodins qui font d’une cabane, un château protégé.

Ah ces douces heures enfantines ou la candeur irradie toute chose, où le moindre bout de rien fait dévaler l’imaginaire, où la dose est infime pour être en bonheur, où le sommeil profond recouvre de tout son être ses journées remuantes où le corps et l’esprit n’ont pas de faux semblant.

La route sinueuse lui changeait les idées de ces lignes autoroutières, la fin de journée rajoutait à cette atmosphère impalpable qui mélange mélancolie, bien être et profondeur.

Il repensait à sa journée, à ses semaines passées, à ces trois années qui l’avaient vu s’enflammer, s’enivrer de ce désir immense de devenir autre, et puis cette descente aux enfers imbéciles, les chiffres alignés comme vigiles de nuit, les ressentis infimes qui hachent celle ci, les réveils incertains aux mains de cachets assassins.

Tout cela avait commencé bien avant en une saison qui regorge de questions, de tourments indociles, de désirs inavoués, de tumultes enviés, de cascades de vies……………………………..

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15 avril 2007

RENCONTRE : 14 (l'horreur du bilan)

Il se réveilla sur le coup de onze heures malgré sa soirée agitée, pas tous les jours qu’on retrouve sa voiture rayée de la sorte mais il avait un mental fort et savait faire face à l’adversité.

A quinze jours des élections, cette rayure allait modifier son vote, de tendance modéré en toutes choses, il sentait monter en lui un bulletin de révolte voir nul.

Un nespresso bleu clair plus loin, il décida de ne pas aller au dépôt, les chauffeurs connaissaient leur travail et les plannings de tournées étaient programmés bien à l’avance.

Il essaya de remonter le fil de sa soirée et la façon dont il avait baclé la fin et remerciait la prétendante comme à son habitude.

Elle était quand à elle rentrée sur sa fin, ayant rarement croisé un sulfateur dans ces rencontres d’un soir, elle essayait de se remémorer sans succès si elle avait déjà croisé un tel rapido.

Sa tendance au départ express remontait à loin, du temps de son adolescence, instants ou le jeans 501 se trouvait entaché suite à un slow à durée excessive et ou sous la couverture, il ne pouvait se retenir au-delà de la minute, ah il en avait souillé des fonds de culottes, des slips à rayures, des mains fébriles et des bouches adolescentes.

Il y puisa la force d’une carrière ambitieuse afin de confirmer l’adage ridicule de la grosse voiture et du petit instrument, car non content d’être doté d’un appendice à éjection rapide, il était de plus affublé d’un instrument plus proche du coton tige et du cure dent que du marteau piqueur et du concombre transgénique.

La mise en maillot était pour lui une épreuve et les sorties de piscine avec le tissu qui colle de prés le mettait plus mal à l’aise qu’un convoi de l’ONU à un poste frontière moyen oriental quoi que bien orienté.

Il essaya de consulter vers ses trente ans pour en finir avec ce tourment qui le faisait dévaster des mètres de sofas, des cuirs pleine fleur et des apparats féminins qui n’en demandaient pas tant.

Le sulfateur, c’était son surnom, Emile le sulfateur, le roi du déclenchement immédiat, pas de préapalabres, pas de mise en bouche, pas de préliminaires audacieux, pas de caresses en attente, pas d’instant en suspens.

L’artillerie avec un opinel, l’assaut avec une cuillère à café, la prise de la bastille sans fusil, la kalashnikov qui s’enraye, l’AK 42 qui se grippe.

Rien ne pouvait l’arrêter, sitôt l’étendard élevé, le temps était compté, les minutes décomptées, les secondes égrenées avant la salve, la rafale, le jet, le rejet, l’inondation, la catastrophe naturelle, le séisme slipesque.

La tectonique des plaques à l’usage de la reproduction néandertalienne, le tsunami à deux boules et un tuyau, l’arrosage automatique, l’épandage industriel, la miction impossible, c'était lui.

L’orage de la semence, la pluie qui en découle, l’arrosoir à deux pattes, le pompier involontaire, la lance qu’on incendie, les dégâts collatéraux, c'était encore lui.

Skip mon amour, le lave linge comme ultime accessoire, la gêne passagère, le tourment minutée, la douche salutaire.

Il décida quand même de la rappeler afin de s’excuser de son départ rapide quoi que tardif et se promit de tenter son record personnel, à savoir, avoir le temps de se dévêtir avant de faire le plein de sa partenaire et de repeindre tout ce qui passe par là au moment de la mise en route de la salvatrice et néanmoins furtive émission………………..

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11 avril 2007

RENCONTRE : 13 ( du 3ième type eh oui !!!!)

Elle se retrouva sur le trottoir en moins de temps qu’il n’en faut à un jésuite pour entonner un psaume en latin, et ce afin d’attendre un taxi.

Dieu merci, il arriva comme prévu et la ramena à son logis moyennant une soulte peu commune en ces heures tardives.

Heures tardives pour elle et l’élégant qui était parti dans son sommeil avec une prestance rare, mais matinale pour notre brave routier qui lui aussi avait fini la soirée sur son adipocyte, et l’avait honoré et déshonoré dans un mouvement premier, avec force et vocabulaire adapté.

La bougresse et les murs du pavillon s’en souviennent encore, l’échelle de Richter aurait pu servir à quantifier les remous qui firent vaciller le lit en forme de vaisseau spatial acheté chez CONFO et qui avait eu du mal à soutenir un tel échange sans prendre peur pour ses fixations à usage standard.

Là, on n'était pas dans le standard, tout était hors norme, le poids, la longueur masculine, la profondeur féminine, les décibels, Pavarotti avec Boney M, autant dire que les voisins ont cru à un crime de sang et que le 17 a failli être sonné quelques fois.

Le repas chez Pizza Del ARTE s’était bien passé, ils avaient continué l’entrée par un plat communautaire et léger comme un civet de sanglier dans la creuse à la saison des vendanges.

Il avaient mangé avec délicatesse et englouti des tonnes de pain qui allait donner ce concert pour pétasse et blaireau en anus majeur.

Le retour au logis fut laborieux entre une libido au sommet, une alcoolémie en phase non aqueuse, et le désir d’en découdre et pas de façon virtuelle, d’ailleurs lui plutôt que d’en découdre, il en aurait arraché des tonnes de tissus bon marché.

Il mit bien sur une heure pour trouver la clé de la R 19, le temps de débrancher les alarmes, et de mettre en route le bolide.

Il passa la porte le premier, une furieuse envie de miction lui empêchant de tenir des propos audibles, il essaya bien la cuvette, mais une turgescence et une alcoolémie lui indiquèrent clairement que le bout de pelouse semblait plus indiqué pour évacuer le trop plein et par là même de se prendre l’espace d’un instant pour un arrosage automatique.

Il arrosa avec minutie jusqu’à ses chaussures et s’en retourna retrouver la grasse qui s’était vautrée dans le canapé et avait commencé à dégrafer son bustier qui servait autrefois de camisole de force.

Le début du combat se déroula donc au salon, pas le temps de boire une collation, ni de converser sur la déco approximative, tels deux sumos, ils se chevauchèrent à des fins érectiles, et de loin, on aurait pu se demander s’il convolaient ou s’ils se chicanaient une poutre.

Pour un néophyte en effet, difficile entre les râles, les cris, la sueur, la transpiration peu silencieuse et le canapé à l’agonie, de savoir s’ils étaient en train de croiser la félicité ou le fer.

Ce qui devait arriver arriva, le dossier du canapé promotionnel céda sous les assauts et du coup ils se retrouvèrent en fâcheuse posture avec un pan du sofa par terre arraché et démantibulé.

Pris dans le tourment, ils ne s’arrêtèrent pas à ce dégât mobilier et il l’emmena avec son transpalette personnel jusqu’au sommier qui savait bien que ça allait être son tour.

La rixe repris de plus belle, elle hurlait comme une vache au pie douloureux à l’heure de la traite et lacérait le dos de son rustre à permis variés qui se prenait pour un cosaque sur un cochon d’inde un soir de beuverie incertaine.

Tout cela dura deux bonnes heures, le temps de tester le mobilier payé en quatre fois.

L’ultime assaut fut héroïque, la belle lâcha un cri strident et définitif qui lui perça le tympan gauche et déclencha le sulfatage en règle de la chambrée, il tenait d’une main fébrile la lance et badigeonna avec une conscience bien ouvrière tout ce qu’il était possible d’atteindre.

Le silence qui suivit fut louche et le quartier entier se retint de peur que la trêve ne soit que passagère.

Sans se brosser les dents ni le fondement, ils s’endormirent, lui ponctua le début de son sommeil paradoxal par un dégazage tonitruant et elle par mimétisme se mit à flatuler du bas.

Quand le réveil sonna vers six heures du matin, elle avait disparu, ou plutôt était tombée du lit sans faire de fruit, elle croulait l’arrière train au vent, et c’est rien de le dire, sur deux bons mètres carrés.

Il se leva, fila sous la douche, se servit un café lyophilisé et se mit en route pour le dépôt en croisant quelques taxis qui se pensait-il devaient ramener quelques douces de leur nuit coquine …………………….

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RENCONTRE : 12 ( fin)

Le téléphone sonna, lui sauvant la mise, depuis le temps qu’il la fantasmé, il sentait qu’il allait être à la hauteur de son talent, à savoir deux allers retours.

C’était le gardien de l’immeuble qui le prévenait qu’il avait laissé ses feux de positions et qu’il risquait au petit matin de faire appel à une dépanneuse s’il ne descendait pas éteindre.

Il remit son pantalon à sa place, et s’excusa auprès de la pâmée qui retenait du coup les râles sourds qui s’échappait de sa gorge enrouée.

Il choisit de dévaler les escaliers quatre à quatre, un peu d’exercice lui remettant les idées en place.

Arrivé sur place, il s’aperçu d’une rayure sur le coté gauche du bolide, ce qui l’agaçat fort.

Il savait qu’il lui restait un peu de polish et deux trois chiffons dans le coffre, il se mit à l’œuvre, ne supportant aucunement de remettre à demain l’effacement de cette incongruité automobile.

La rayure était profonde et vicieuse, il avait beau frotté, il voyait peu le résultat de ses efforts.

Déçu malgré vingt trois minutes de soin, il décida d’abandonner la partie et de remonter voir la plante afin de finir au plus vite son entrain qui l’était moins suite à cette découverte citadine.

Elle attendait là sur le sofa, une coupe à la main et la libido en bandoulière.

Lui savait que cette contrariété allait amplifier un don pour le départ imminent, l’étreinte furtive et la honte passagère.

Il était plus doué pour les tableaux excell et les réunions d'affaires que pour les têtes à têtes dénudés si je puis dire.

Le one shot il connaissait et était aussi rapide à dégainer que quinze talibans atrabilaires et belliqueux armés de kalachnikov à un poste frontière entre l'Iran et l'Irak.

Le pire, c'est que cela ne lui procurait qu'une honte trés passagère et trés peu de remise en cause.

La reproduction était prévu comme cela, déjà que cela lui coutait une tonne de restaurant et de boissons diverses, il n'allait pas non plus perdre son temps dans des préliminaires trés occidentaux et qui étaient pour lui le symbole d'une société qui s'ennuie ferme.

N'y avait 'il pas mieux à faire que de tourner en rond autour de la promise alors que la finalité est toujours la même.

Il ne dérogea pas à la règle, se répandit en deux temps et trois mouvements sur la belle et son canapé en cuir, s’excusa d’une déconvenue habituelle,  lui proposa d’aller se rafraichir dans un premier temps afin de masquer la semence distribuée de façon généreuse mais désordonnée sur son corps et ses apparats soyeux, puis dans un deuxième temps de finir sa nuit de façon solitaire en sonnant un taxi de nuit.

Il ne supportait pas d'avoir dans son lit qui que ce soit et encore moins donc une douce féminine, de plus suite à l'effort libidineux certes bref mais intense pour lui tout du moins, et aux instants passés à genoux à frotter la carrosserie meurtrie, il tombait de sommeil, et le lendemain, il savait une réunion primordiale et importante voir obligatoire.

Il ne mit donc pas longtemps ce soir là pour s’endormir bien qu’il fut contrarié par la dégradation de sa voiture et des taches sur son canapé………………………..FIN.

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10 avril 2007

RENCONTRE : 11 (c'est pas trop tôt, quoi que !)

Il s’approcha de sa voiture, tint la porte à la douce, la claqua sur ce parfum qu’il ne nommait pas, fit le tour par l’arrière, et se mit au volant.

Elle ne disait rien comme vaincue et contente de l’être, elle savait que sa nuit finirait loin de ses habitudes et que le détour dont elle avait envie prenait forme soudain en ces heures profondes où le sommeil est roi.

Quelques trente minutes plus loin, il rentra dans son parking, coupa le moteur de cette limousine. Le silence emplit le véhicule, lourd de désirs en attente, le calme avant l’étreinte était palpable et sourd de promesses.

Il s’extirpa et refit en sens inverse le tour du véhicule, tint la porte de nouveau et la claqua dans un bruit feutré et rentré que les box alignés répétaient en écho.

Deux tours de clé, une impulsion sur l’éclairage, il laissa pénétrer la douce, jeta ses clés et sa menue monnaie sur la console du hall et s’avança contemplant les formes qui allaient s’offrir à lui dans ce décor néo design qu’il aimait regarder avec un éclairage tardif et peu lumineux.

Elle déposa son manteau sur le sofa et y posa dans un même temps ces jambes finement couvertes.

Un brin de musique douce accompagnerait bien ces instants, il fit donc jouer quelques rythmes latins mais binaires à souhait et alla chercher deux coupes pour un MUMM bien mérité.

Le bouchon ponctua un temps fort, pur hasard du rythme, il s’assit tout prés d’elle mais de façon à capter ce regard en attente et cette envie déjà bien présente, les verres se mélangèrent et les baisers aussi, la douceur de ces gestes et de sa peau créait une harmonie sensuelle qui déclencha en lui un fougue tactile qui s’initia le long de ces bas pour remonter en ces endroits secrets, mangrove fondatrice qui regorge de bienfaits et de douceurs exquises.

Le silence couvert par les notes transpirait de soupirs et les corps étaient seuls maîtres de ce moment futile ou les mots n’ont pas d’heure.

Elle se laissa dévêtir, et révéla enfin ce corps aux formes parfaites, dans un mimétisme parfait et peu vocable, elle osa à son tour découvrir le tourment de ces nuits solitaires, les deux corps presque nus ne formaient qu’un seul être et le sofa témoin des réjouissances certaines contenait ces assauts félins et fougueusement maîtrisés.

La sensualité qui se dégageait de leur étreinte les rapprochait en fait, il est des rencontres sensuelles qui ne se retrouvent guère dans la vie anodine et de ces instants hors du temps………………………….  

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08 avril 2007

RENCONTRE : 10 (enfin à table)

Il lui avait laissé le choix des agapes malgré des souvenirs douloureux de précieuses qui savaient profiter de cette offre sincère et délégatrice.

Elle avait choisi donc un restaurant pour amoureux de bonne facture, alignement gracieux de tables pour deux, bougies colorées qui animaient les tables de quelques reflets chaleureux, lumière au minimum pour deviner cet autre que l’on voulait voir chavirer sous les effluves d’un verre d’alcool, les couverts étaient dressés avec des brins de paille et la carte montrait un sens certain de l’esthétique et la façon enluminée de décrire des mets laissait augurer d’un voyage aux saveurs inconnues en ces heures lascives.

C’était leur deuxième rencontre et le charme n’opérait déjà pas comme il l’aurait voulu, malgré le rythme différent de l’un et de l’autre, il sentit que le déclic lui échappait comme chaque fois ou presque.

Elle était comme on imagine une femme dans ses rêves les plus visuels, c’était la même  que dans ce bistrot de quartier à éclairage agressif, mais avec le talent de la mise en scène qui te fait chavirer d’entrée un spectateur lambda, et qui te dispense de compliments muets que tu contiens au fond de toi pour éviter les plates bandes des propos anodins dont elle devait posséder la collection complète en dix volumes reliés.

Il fallait donc trouver un angle pour éviter le pire et surprendre plus qu’agacer ? Mais il était fatigué aussi de cette rencontre et la volonté avait fait place à un attentisme désenchanté.

Il la trouvait moins belle en fait et plus fardée, le soleil avait laissé aussi des traces en fin de saison et la peau démontrait une exposition ridicule de par ses ridules et ses expressions figées.

Le charme est une notion masculine, dommage que celui-ci ne puisse accompagner les années où la plastique féminine va laisser place à un combat sans issue où la cosmétique et les artifices audacieux et onéreux, vaillants soldats ne pourront transformer une éphémère attirance en un charisme sain et grisonnant.

Injustice en fait où s’enferment les douces, mais comment faire autrement ?

Elle ne dérogeait pas à la règle et la façon pathétique dont elle essayait de maintenir une fraîcheur enfantine n’avait d’égale que le masque brillant des lueurs assassines que les lucioles complices activaient face au néant.

La magie avait disparu et avec elle une partie de ce désir qui occupe l’esprit le long de ces files automobiles à radio fixée sur le CAC 40 et à imaginaire embarqué.

Face à elle, et dans ce don d’ubiquité qui l’aidait face au désir d’en finir, il laissait revenir au seuil de ces pensées, le souvenir de la lecture ciselée d’une douce courtisane et s’imaginait en découdre avec les mots et la plastique dans un jeu de paume et sans filet.

Il avait une quête, un graal, en fait, réunir en un seul être, une plastique et un talent créatif, mélange de formes et de fond, alchimie du paraître, de la vacuité première et de l’érudition et du savoir, une pincée de dérision qui donnait le ton d’un parcours, une once de recul et une mesure de hauteur sans condescendance.

Voilà ce chemin qui le menait vers l’autre, visiblement, ce soir de plus serait encore le rituel café sans l’addiction mais la courtoisie lui fit entretenir un bon moment et découvrir sous les apparats, un âme sensible, quoi que figée dans des paradoxes qui ne peuvent avoir de sortie sans un réel désir de se savoir muter.

Tout en écoutant la douce se débattre dans des dérélictions, il songeait à la façon que celle-ci pourrait décrire ce moment de vie, et si elle possèderait le talent pour tenir en émoi le lecteur anonyme qui se verrait ainsi dans ces histoires anodines.

Quelques instants plus tard, ils firent quelques pas à l’abri de ruelles ruisselantes, la pluie printanière ajoutée aux reflets des quelques véhicules égarés donnait un cadre idyllique pour un ultime baiser, elle l’enlaça comme pour le remercier de ce moment hors du temps, ils s’embrassèrent en silence et en volupté, lui savait le coté définitif de cet ultime rendez-vous, mais savourait enfin ces moments indécis où tout bascule enfin et où les émotions, pulsions et désirs se mélangent annonçant à venir des effluves de plaisir……………………………………..

 

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